Ligue des champions : un voyage sous Covid qui tourne au casse-tête pour Liverpool

Ligue des champions : un voyage sous Covid qui tourne au casse-tête pour Liverpool

CONTRECOUP - Face à l'explosion des variants, des restrictions strictes de déplacement ont été prises un peu partout en Europe. Des mesures qui ne sont pas sans effet sur le football et ses compétitions européennes.

Le Covid n'a pas disparu avec l'année écoulée. Comme la saison passée, les Coupes d'Europe font partie des dommages collatéraux de la crise sanitaire. En mars dernier, face au risque de propagation incontrôlée, l'UEFA avait sifflé leur arrêt momentané. La Ligue des champions et la Ligue Europa, stoppées au stade des huitièmes de finale, avaient finalement pu s'achever en août sur une nouvelle formule : un tournoi final inédit réunissant huit équipes, ramassé sur deux semaines et délocalisé au Portugal pour la C1, en Allemagne pour C3. Presqu'un an après cette interruption, le virus menace (à nouveau) la tenue des deux compétitions, à moins de deux semaines du coup d'envoi des phases finales. 

À l'inverse au printemps dernier, une mise sur pause du football européen n'est pas à l'ordre du jour. Le cœur du problème réside, pour l'heure, dans les déplacements d'un pays à un autre. Confrontée à l'apparition des mutants, l'Europe s'est repliée sur elle-même. Les États ont multiplié les restrictions pour se protéger et endiguer l'explosion des variants. L'équipe de Liverpool, qui doit se rendre à Leipzig, le mardi 16 février, a ainsi été interdite de voyager en Allemagne. Berlin a, en effet, suspendu l'entrée sur son territoire aux personnes venant de zones à risque, touchées par les mutations du virus, à l'exception de ses citoyens ou résidents. Ce qui est le cas du Royaume-Uni, où sévit une souche beaucoup plus contagieuse.

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Cette réglementation en vigueur au moins jusqu'au mercredi 17 février, soit au lendemain de la rencontre Leipzig-Liverpool, ne prévoit cependant pas "de dérogation spéciale pour les sportifs professionnels", a indiqué à l'AFP une porte-parole du ministère de l'Intérieur allemand. En conséquence, "le club de Leipzig a été averti que les événements prévus ne rentraient pas dans les dérogations existantes"

Or, le règlement de l'UEFA est clair : le dauphin du Bayern Munich en Bundesliga se doit de trouver "un stade de remplacement adéquat", sous peine de perdre sur tapis vert (3-0) son huitième de finale aller de Ligue des champions. "Ce stade peut se trouver dans un pays neutre à condition que le match puisse s'y dérouler sans qu'aucune restriction ne s'applique aux deux clubs", précise l'instance européenne, qui attend une réponse avant le lundi 8 février.

Match délocalisé, inversé ou sur terrain neutre ?

Parmi les solutions de repli, figure donc la possibilité de jouer hors de l'Allemagne. Une délocalisation en Autriche, à Salzbourg, a toutefois été écartée. L'autre club de la galaxie Red Bull, dont fait partie Leipzig, est lui-même en course en Ligue Europa, et accueille les Espagnols de Villarreal le 18 février. "La Ligue Europa possède des sponsors différents de la Ligue des champions. Le stade doit être préparé deux jours avant et le terrain en parfaite condition", a tempéré le porte-parole de l'équipe autrichienne. Pour éviter un ennuyeux forfait au demi-finaliste de la dernière C1, la Fédération hongroise de football s'est proposée, par la voix de l'un de ses porte-paroles, d'accueillir le match aller à Budapest, par exemple.

L'autre alternative qui s'offre au club allemand serait d'invertir les matchs aller et retour. Le match retour est, pour le moment, programmé le 10 mars en Angleterre. Là encore, sans certitude, puisqu'il n'est pas exclu que l'Allemagne prolonge son interdiction de voyage depuis ou vers le Royaume-Uni. "Tout est encore possible, mais aucune décision n'a encore été prise. Nous devons encore vérifier certains points", a affirmé, ce vendredi 5 février, un porte-parole du RB Leipzig. 

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Pourquoi l'Allemagne durcit ces mesures de restrictions ?

En cas d'extension de cette restriction au-delà du 17 février, le match Mönchengladbach-Manchester City, le 24 février, pourrait être impacté. Mais ce casse-tête logistique n'est pas uniquement un problème anglo-germanique. Le seizième de finale de Ligue Europa entre Benfica et Arsenal pourrait lui aussi être chamboulé. Le Royaume-Uni impose, en effet, un isolement de dix jours pour toute personne revenant du Portugal, en raison de la présence d'un variant brésilien. Or, il n'y a qu'une semaine de battement entre les matchs aller (18 février) et retour (25 février). La solution pourrait être alors de raboter cette confrontation à un match, sur terrain neutre. Un scénario semblable au "Final 8", qui avait fait ses preuves en août dernier.

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