PSG : Keylor Navas, le Parisien qui a mis Messi et le Barça à genoux

Keylor Navas, le poing levé en direction du banc parisien, après avoir repoussé le penalty de Lionel Messi.

ANGE GARDIEN - Homme du match face au Barça (1-1), mercredi soir en huitième de finale retour de la Ligue des champions, Keylor Navas a tenu, une nouvelle fois, son rang. Le Costaricien a découragé, à lui seul, les Blaugrana.

Un poing levé qui fend le ciel parisien. Il est 21h48, mercredi 10 mars au Parc des Princes, on joue le temps additionnel de la première période entre le PSG et le Barça. Le score est d'un but partout. Sur sa ligne, Keylor Navas exulte, le gant pointé vers son banc. Marquinhos et Florenzi explosent de joie et lui tombent dans les bras. Le Costaricien vient d'écœurer Lionel Messi, en repoussant, d'un genou et sur la barre transversale, son penalty, consécutif à un pied haut dangereux de Kurzawa sur Griezmann (45e+1). Il ne le sait pas encore, mais il vient, du même coup, d'éteindre les velléités de remontada des Blaugrana.

Une parade salvatrice, d'un style peu académique, face à un grand spécialiste de l'exercice. Le sextuple Ballon d'Or n'avait plus raté sa cible depuis le 24 février 2015 contre Manchester City (1-2). Une éternité dans le football moderne... à laquelle Keylor Navas a mis fin en lui faisant mordre la poussière. Le point culminant d'une soirée, où le gardien formé au Deportivo Saprissa a mis en échec et découragé le Barça, à coups de parades improbables et d'arrêts spectaculaires (11e, 19e, 23e, 42e, 69e).

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Grace à Dieu, je suis resté concentré et ça m'a permis d'arrêter (le penalty de Messi)- Keylor Navas, gardien de but du PSG

Malgré ses neuf arrêts, un de moins que son record en Ligue des champions contre le Real Madrid (2-2) à l'automne 2019 -, le triple champion d'Europe avec les Merengues est resté humble au moment d'évoquer sa performance magistrale. En fervent catholique qu'il est, "San Keylor" a préféré l'ombre divine à la lumière des projecteurs des hommes. "Je suis reconnaissant envers Dieu. C'était un match difficile, j'avais donc une grande envie de jouer, d'aider l'équipe et de faire un grand match. Je remercie Dieu pour tout ça", a-t-il réagi au micro de RMC Sport, avant de refaire le film du fait marquant du match : ce fameux penalty à 1-1. "C'est toujours difficile (d'arrêter un penalty), surtout face à Messi qui les tire très bien. Mais grâce à Dieu, je suis resté concentré et ça m'a permis de l'arrêter. J'en suis très content, ça a donné beaucoup d'énergie à tout le monde."

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Infranchissable, à l'exception de la mine envoyée par Messi (37e) dans sa lucarne droite, Keylor Navas a complété sa masterclass par un hommage à son partenaire Sergio Rico. Le gardien remplaçant du PSG a perdu son père mardi, à la veille du huitième de finale retour contre Barcelone. "Cet arrêt, je le dédie à Sergio et sa famille qui traversent des moments difficiles. Il a tout mon soutien", a déclaré l'ancien portier de Levante, dont on connaît les atomes crochus avec sa doublure. 

C'est en grande partie grâce à lui qu'on passe en quarts- Mauricio Pochettino, entraîneur du PSG

Salué unanimement et gratifié des meilleurs notes en France, comme en Espagne, le "Tico" a montré, une fois encore, sa capacité à se sublimer dans les grands rendez-vous, à repousser l'échéance et à maintenir son équipe à flot quand le collectif faillit. Lui, le gardien qui n'a jamais été éliminé en phase finale de la C1. Mercredi soir, le gardien, arrivé à l'été 2019 pour "faire l'histoire du PSG", a rappelé pourquoi il est le seul gardien à avoir soulevé à trois reprises "la Coupe aux grandes oreilles".

"Il a été incroyable, il a eu une soirée dingue... Il a énormément aidé l'équipe, c'est en grande partie grâce à lui qu'on passe en quarts", n'a pas manqué de souligner son entraîneur Mauricio Pochettino lors de son passage devant la presse. "Il a fait un travail formidable. C'est l'un des meilleurs gardiens du monde et il l'a démontré au Parc des Princes." Déjà déterminant la saison passée dans le parcours historique du PSG, battu en finale par le Bayern Munich (1-0), le natif de San Isidro de El General a confirmé qu'avec lui, et qu'après l'échec des alternances Trapp-Areola puis Buffon-Areola, Paris peut "rêver plus grand"

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