Kazakhstan-France : trois raisons pour ne pas prendre à la légère cette rencontre face au 122e mondial

Didier Deschamps, dans l'Astana Arena

COUPE DU MONDE - À Noursoultan, les Bleus ont besoin de gagner, dimanche (15h sur TF1), pour lancer une campagne qualificative pour le Mondial 2022 mal débutée, quatre jours plus tôt face à l'Ukraine.

En loupant son entrée en matière, l'équipe de France s'est compliqué la tâche. Et a rendu le déplacement à Noursoultan (le nouveau nom d'Astana, la capitale du Kazakhstan) un peu plus épineux encore. Le joker grillé quatre jours plus tôt face à l'Ukraine sur la pelouse du Stade de France (1-1) contraint quasiment les Bleus à la victoire, histoire de rester dans la course dans ces qualifications pour le Mondial 2022. 

Sauf qu'après six heures de vol et 5000 km engloutis, et même s'il s'agit de la première confrontation entre ces deux nations, ce périple qui aurait pu ressembler à un voyage en terre exotique n'a pas le charme de la découverte. Face aux "Léopards" kazakhes, que la Fifa a classé au 122e rang mondial, les chausses-trappes sont posées. 

Un terrain compliqué

L'équipe nationale évolue dans la moderne Astana Arena. Cette enceinte ouverte en juillet 2009 peut accueillir jusqu'à 30.000 personnes. Mais, surtout, elle est dotée d'une pelouse synthétique. Un changement notoire, une surface piégeuse où "les joueurs ont moins l'habitude de jouer, prévenait Didier Deschamps. C'est factuel. Il y a des difficultés supplémentaires par rapport à ce type de match."

Et le capitaine, Hugo Lloris, d'abonder : "Le synthétique, cela change pour les appuis surtout, c'est très rare de jouer sur un synthétique en Europe mais ça m'est arrivé en Andorre ou à Nancy ou Lorient, ça favorise le jeu de passes court au sol. On va essayer de prendre les marques du mieux possible à l'entraînement. Il va falloir mettre de l'intensité dans nos passes, nos courses. S'adapter au synthétique sera un facteur important." Un paramètre loin d'être insurmontable : en Ligue des nations, seule la Lituanie s'est pris les pieds dans le tapis à Noursoultan, même si le gardien des Bleus n'a pas manqué de rappeler qu'à l'Astana Arena la Belgique avait été accrochée en octobre 2019. 

On ajoutera au rayon des autres petites tracasseries, le jet-lag : il y a quatre heures de décalage entre la capitale kazakhe et Paris.   

Mbappé dans le dur

Face à l'Ukraine, l'attaquant a marqué le coup. Il a tenté (quatre fois), mais n'a jamais trouvé le cadre. "Kylian sait lui-même qu'il n'a pas fait son meilleur match. Je lui parlerai tranquillement. Je ne vais pas me focaliser plus (sur lui). Il n'était pas dans les meilleures conditions, peut-être qu'il n'avait pas de bonnes sensations", avait plaidé le sélectionneur Didier Deschamps après le nul face à l'Ukraine. "Il a tellement donné, il a le droit d'être un peu moins bien, d'avoir un peu moins de jambes", avait même prédit "DD" au moment de dévoiler sa liste, la semaine dernière. Le Parisien pourrait donc ne pas être aligné d'entrée pour cette rencontre. Pour souffler d'abord (l'équipe de France dispute trois matches en sept jours), mais aussi pour préparer l'autre déplacement, en Bosnie, mercredi à Sarajevo. D'ici là, charge cet après-midi à Griezman, Martial et Dembélé de faire sauter un bloc kazakhe, épaulés par un Pogba dont on attend évidemment beaucoup.

Une cible dans le dos

Avec deux étoiles sur le plastron, on ne sillonne pas l'Europe incognito. Et même auréolé du titre de champion du monde, la qualification pour le prochain Mondial "ne viendra pas toute seule", avait prévenu samedi le capitaine Hugo Lloris, et elle passe régulièrement par ce genre de rencontres, souvent âpres, toujours engagées et parfois disputées sur des terrains inhabituels. À ceux qui faisaient d'ailleurs remarquer l'incongruité d'évoluer sur une pelouse synthétique à ce niveau-là, le sélectionneur du Kazakhstan Talgat Baysufinov avait fait référence au pedigree des Bleus : "Cela pourrait être vu comme un avantage pour nous, mais je ne pense pas que, pour une équipe championne du monde, la pelouse fasse la différence", avait écarté l'entraîneur, renvoyant les Bleus à leur statut d'ultra-favori. "On veut seulement bien jouer, être à la hauteur de l'événement pour, pourquoi pas, avoir un match spectaculaire", a-t-il prévenu, galvanisé comme ses joueurs à l'idée de donner du fil à retordre à une équipe de France qui peine à se montrer aussi dominatrice qu'elle le devrait.

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