Mercato : Achraf Hakimi au PSG, que vaut le latéral que convoitait Chelsea ?

Le PSG s'est offert les services d'Achraf Hakimi, sacré champion d'Italie avec l'Inter Milan.

PRÉSENTATION - À la recherche d'un latéral droit, le PSG a officialisé, mardi 6 juillet, l'arrivée d'Achraf Hakimi, en provenance de l'Inter Milan. Le jeune international marocain 22 ans, champion d'Italie en titre, a convaincu les décideurs parisiens à mettre le paquet pour l'enrôler.

Le PSG a enfin trouvé son bonheur. En quête d'un latéral droit, et ce, depuis plusieurs saisons faute d'avoir réussi à trouver crampons à son pied, malgré plusieurs essayages (Aurier, van der Wiel, Meunier et Florenzi), le club de la capitale a pris son mal en patience. À l'affût sur le marché, il a mis la main sur le joueur tant recherché, en la personne d'Achraf Hakimi, pilier de l'Inter Milan d'Antonio Conte dans la conquête du titre en Serie A. Pour débaucher son "nouveau diamant", comme écrit dans la vidéo officialisant sa signature, Paris a aligné les zéros sur le chèque. Les vice-champions de France ont déboursé 70 millions d'euros (bonus compris) pour signer l'international marocain de 22 ans.

Après avoir enregistré l'arrivée libre de Georginio Wijnaldum, en fin de contrat avec Liverpool, et avant d'officialiser les recrutements de Sergio Ramos et de Gianluigi Donnarumma, les décideurs franciliens ont donné un coup d'accélérateur à leur mercato. Avec Achraf Hakimi, le PSG vient renforcer un secteur de jeu, en manque de garantie, malgré les débuts encourageants d'Alessandro Florenzi, qui a montré les limites sur l'ensemble d'une saison. Le club parisien a profité des soucis financiers de l'Inter pour s'attacher les services jusqu'en 2026 du joueur, considéré comme l'un des meilleurs à son poste.

Un bébé lion formé au Real Madrid

Pur produit de la Cantera, le centre de formation du Real Madrid, Achraf Hakimi, né en Espagne, de parents hispano-marocains, possède la double nationalité. Fan dès sa petite enfance des "Lions de l'Atlas", le surnom de la sélection marocaine, il se destine très vite au football. À l'âge de 7 ans, en 2006, il rejoint la Fábrica, où il prend en exemple son idole Marcelo. "C'était un rêve pour moi de jouer à ses côtés comme c'était le cas lorsque j'ai signé pour le Real Madrid", a raconté l'international marocain (36 sélections, 4 buts) à BBC Sport en juin 2020. "En tant que jeune joueur, j'admirais Marcelo parce qu'il joue dans la même position que moi. Il rit tout le temps aussi. Quand il joue, il aime ça, je voulais être comme lui." 

Il évolue dans les catégories jeunes de la Casa Blanca. Appelé à jouer pour les U19 du Real Madrid puis la Castilla, il fait forte impression en Youth League, l'équivalent de la Ligue des champions pour les jeunes. Deux saisons de suite, il se hisse en demi-finales, battu par le PSG puis par Benfica. Son profil et sa maturité tapent dans l'œil de Zinedine Zidane, entraîneur de l'équipe première, qui le convoque pour des stages et l'intègre aux entraînements de l'équipe professionnelle. Lors de la saison 2017-2018, "Zizou" fait appel à lui pour compenser l'absence de Dani Carjaval, chez qui un problème cardiaque est détecté. Il joue 17 matchs pour 2 buts et garnit déjà son armoire à trophées avec une Ligue des champions. 

Un talent reconnu par deux Ballons d'Or

Malgré un premier exercice prometteur, la démission de Zidane vient obscurcir son avenir madrilène. Persuadé d'être rétrogradé dans la Castilla, il comprend qu'il doit abandonner son rêve et partir s'il veut jouer au plus haut niveau. Après la Coupe du monde 2018, où le Maroc est éliminé en phase de poules, Hakimi ne manque pas de prétendants. Le Borussia Dortmund flaire la bonne affaire. Les Borussen décrochent un prêt de deux ans. En Bundesliga, dans une équipe résolument portée vers l'avant, il s'épanouit sous les ordres de Lucien Favre. Doté d'une incroyable vitesse - il est flashé à 36,49 km/h en décembre 2019, un record en Allemagne -, il s'affirme comme l'un des tout meilleurs. "Hakimi est pour moi le meilleur arrière gauche de la Bundesliga", déclare, admiratif, le Ballon d'Or 1990 Lothar Matthäus. 

Deux saisons, 73 matchs et 12 buts  plus tard, le "BvB" ne lève pas sa clause d'achat, jugée trop élevée. Hakimi n'a toutefois pas le temps de repasser par Madrid. Obligé de dégraisser, les Merengues le vendent à l'Inter pour 40 millions d'euros. Son profil s'intègre parfaitement au 3-5-2 d'Antonio Conte, qui l'installe parmi ses intouchables. Sa polyvalence, sa vivacité, son jeu offensif et sa combativité en font l'un des joueurs les plus appréciés des tifosi. Même Ronaldo, idole des Nerazzurri, y va de son compliment. "C'est un joueur extraordinaire. Le Real a eu tort de le laisser partir comme ça", juge le Brésilien dans La Gazzetta dello Sport. "C'est l'une des meilleures affaires de l'Inter sur les dix dernières années. De temps en temps, je me dis : 'Ronie, imagine-toi avec Hakimi.' Nous aurions été à une vitesse indécente." 

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Est-il PSG-compatible ?

Malgré une saison réussie sportivement, avec un Hakimi déterminant (7 buts et 10 passes décisives en 37 matchs) dans la conquête du Scudetto, le titre de champion d'Italie, l'Inter se retrouve criblé de dettes. En proie à des difficultés financières, les dirigeants nerazzurri se voient contraints de vendre pour renflouer les caisses. Le Marocain est placé sur la liste des transferts. "L'Inter nous a dit qu'ils devaient vendre un joueur et ils l'ont déjà choisi. Hakimi est le seul qui peut aller dans différentes équipes en Europe", confie alors son agent Alejandro Camaño. Ni une ni deux, le PSG, attentif à la situation du latéral droit, saisit l'opportunité qui lui est offerte. Il convainc le joueur de signer, écartant la concurrence du champion d'Europe, Chelsea.

Une question se pose toutefois : Achraf Hakimi, révélé dans un 3-5-2, a-t-il le coffre pour s'imposer au PSG dans une défense à quatre ? "À Dortmund, on a joué pendant 18 mois avec une défense à quatre, puis on a terminé la deuxième saison en jouant davantage à cinq", a rassuré son ancien coach Lucien Favre dans les colonnes du Parisien. "Avec Milan, il a joué aussi dans ce système-là. Il est capable de s'adapter à plusieurs schémas différents et de tenir plusieurs positions." Le nouveau numéro 2 parisien, qui n'avait pas été attribué depuis le départ de Thiago Silva, risque toutefois de devoir réfréner ses pulsions offensives. "Il est très attiré par l'offensive, parfois ça complique les choses dans le placement. Mais comme il se repositionne à la vitesse de l'éclair...", a prévenu le Suisse. "S'il a amélioré ça, c'est du haut niveau."

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