OM-PSG : l'ombre de Bernard Tapie, à l'origine du choc, plane sur le "Classique"

OM-PSG : l'ombre de Bernard Tapie, à l'origine du choc, plane sur le "Classique"

FOOTBALL - Trois semaines après la mort de Bernard Tapie, l'Olympique de Marseille reçoit le Paris Saint-Germain, ce dimanche soir au stade Vélodrome. Un "Classique" du football français, dont l'ancien homme d'affaires a longtemps été l'un des principaux acteurs.

L'Olympique de Marseille s'avance dans un "Classique" face au Paris Saint-Germain sans l'un de ses premiers supporters, Bernard Tapie. L'ombre de l'ancien président du club phocéen (1986-1994), décédé début octobre à l'âge de 78 ans, planera pourtant sur le stade Vélodrome, non loin du cimetière dans lequel il repose. Car Bernard Tapie a contribué à faire de cette rencontre une véritable affiche du championnat de France.

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Décès de Bernard Tapie

Au début des années 1990, l'Olympique de Marseille est au sommet. Depuis que Bernard Tapie a pris la présidence du club, en 1986, l'OM domine le football français. Le club remporte quatre titres de champions consécutifs, entre 1989 et 1992 (celui de 1993 sera annulé à la suite de l'affaire OM-VA). Mais Bernard Tapie s'inquiète du manque de concurrence en haut du classement, pourtant vital pour dynamiser les droits TV et rendre la compétition attractive. Il veut un rival. "Seuls en haut, on se faisait ch***", raconte-t-il dans le livre "PSG-OM, Histoire d'une rivalité".

Canal+ à Paris, mais aussi Aulas à Lyon, c'est moi qui les ai fait venir- Bernard Tapie

Il explique alors avoir poussé Canal+, détenteur des droits du championnat, à racheter le Paris Saint-Germain pour en faire un grand club. "J'en parlais à Charles Biétry (alors patron des sports de la chaîne cryptée, ndlr) depuis longtemps, je l'ai convaincu que c'était une bonne chose pour tout le monde", poursuit Bernard Tapie dans le livre des journalistes Jean-François Pérès et Daniel Riolo. "Canal+ à Paris, mais aussi Aulas à Lyon, c'est moi qui les ai fait venir, ça ne sert à rien d'être tout seul."

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Charles Biétry démentira cependant cette version des faits, assurant que les propos de Bernard Tapie "sont archi-faux". Mais l'essentiel est ailleurs : en revenant au premier plan, le club de la capitale deviendra l'ennemi numéro 1 de l'Olympique de Marseille. La rivalité prend forme et dynamise l'intérêt du championnat.

Dans les années suivantes, le patron de l'OM deviendra même l'un des acteurs majeurs de ce que l'on surnomme désormais le "Classique". L'année 1992 en est la preuve : il placarde sur les murs du vestiaire les provocations des joueurs parisiens, avant un match tendu qui aboutira à... 55 fautes ! Près de 20 ans plus tard, et malgré une tendance totalement inversée par rapport aux années 1990 (l'OM n'a gagné qu'un "Classique" depuis l'arrivée de QSI à la tête du PSG), son ombre planera, une fois encore, au-dessus du stade Vélodrome.

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