Portugal-France : le temps est venu de faire souffler Pavard

Portugal-France : le temps est venu de faire souffler Pavard

REPOS FORCÉ - Malmené contre la Hongrie (1-1), Benjamin Pavard a livré son plus mauvais match en Bleu. Le latéral droit, défendu par son sélectionneur et ses coéquipiers, devrait être laissé au repos face au Portugal, au bénéfice de Jules Koundé.

Il a vécu un après-midi en enfer à la Puskas Arena. Solide et généreux face à l'Allemagne (1-0), ce qui lui avait valu un K.-O. après un choc violent avec Gosens, Benjamin Pavard a été submergé contre la Hongrie (1-1), samedi 19 juin. Bougé d'entrée par de courageux Magyars dans une ambiance assourdissante, le Maubeugeois a vu les assauts hongrois déferler dans son couloir. Toujours en retard dans son placement ou ses interventions, le latéral droit a été défaillant. Il a amené beaucoup de fébrilité à la défense tricolore. Une fébrilité sanctionnée à deux reprises : avec un carton jaune reçu dès la 10e minute après deux fautes, puis par la vitesse d'Attila Fiola, qu'il a laissé filer dans son dos sur l'ouverture du score adverse (45e+2).

Jamais mauvais, sans être très bon, Pavard a rendu, à Budapest, sa pire copie en Bleu. Était-il encore secoué par le tampon reçu en plein visage à Munich ? "Je le réaffirme, il n'y a pas eu de protocole commotion, tout a été très bien fait par notre docteur", a assuré Didier Deschamps, dimanche 20 juin, au micro de Téléfoot. "J'ai vu Benjamin en totale possession de ses moyens à l'entraînement." Les difficultés rencontrées par le joueur du Bayern Munich à la Puskas Arena auraient une autre origine. Contre la Hongrie, "il a fait une très mauvaise chute en début de match qui a eu un impact (sur sa performance)", a révélé le sélectionneur. "Il n'a pas communiqué sur cette chute. J'aurais pu le sortir, mais je n'avais pas l'information." 

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Une explication, audible, qui ressemble à une façon de préserver Benjamin Pavard des critiques. Samedi, après le coup de sifflet final, "DD" avait défendu la (contre-)performance de l'un de ses hommes de base. Le héros du huitième de finale du Mondial contre l'Argentine (4-3) il y a trois ans en Russie, est le quatrième joueur qu'il a le plus utilisé (23 matchs sur 30) derrière Antoine Griezmann, Olivier Giroud et Raphaël Varane. "En difficulté ? C'est votre analyse. Il était important sur les phases offensives", a défendu le patron des Bleus. "Ce n'était pas pareil quand il avait Antoine (Griezmann) devant lui ou Ousmane (Dembélé). Il a tellement participé à la phase offensive, ça lui a couté du jus dans la phase défensive. Il maîtrisait quand même." 

On est fier de l'avoir (...), c'est dur comme poste- Antoine Griezmann, attaquant de l'équipe de France

Des propos confirmés et étayés par Antoine Griezmann, le lendemain, en conférence de presse, qui a défendu la prestation de son coéquipier. "Il a eu un peu de mal en première période, mais on était au soleil, il faisait super chaud. Il était seul quand il avait le ballon, car je ne suis pas un ailier ouvert à jouer des un-contre-un. (...) J'essaie de l'aider, là moins, car je n'ai pas eu besoin de défendre énormément face à une équipe qui n'avait pas le ballon", a justifié "Grizou". "On est fier de l'avoir, c'est un très bon latéral. Il va réussir des choses et en rater. C'est dur comme poste, il faut être présent défensivement et offensivement."

Une confiance en Pavard répétée à l'envi par les Bleus. "Benjamin va bien", a confié Lucas Digne, passé en conférence de presse, lundi 21 juin. "C'est un très grand joueur qui a l'habitude d'avoir de la pression. Il le montre depuis pas mal de temps avec le Bayern et l'équipe de France. C'est un très grand joueur, on est très content de l'avoir", a-t-il affirmé, rappelant la difficulté d'être un latéral dans le football moderne. "C'est un poste difficile, on doit bien défendre, on doit beaucoup attaquer". D'autant plus dans le 4-3-3 actuel, comme le concédait Griezmann, où les trois de devant repiquent dans l'axe. "Le système demande aux latéraux de s'adapter, quand les attaquants sont à l'intérieur, on doit prendre la largeur et la profondeur."

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En-dedans face aux Hongrois, touché physiquement, le Munichois va être mis au repos contre le Portugal, mercredi 23 juin (à 21h, en direct sur TF1 et en live commenté sur LCI.fr). D'autant, qu'en face, un certain Cristiano Ronaldo, meilleur buteur de l'histoire de l'Euro, habitué à peser sur toute la ligne défensive adverse, attend des Bleus.  Deschamps sait que le temps est venu de faire souffler l'un de ses chouchous. Il va avoir recours à Jules Koundé, qui a pris le dessus sur Léo Dubois dans la hiérarchie à droite. Le champion du monde 98 avait déjà préparé le terrain contre le pays de Galles (3-0)

Le polyvalent défenseur du FC Séville, proche de Wissam Ben Yedder, qu'il a côtoyé en Andalousie, et Mike Maignan avait réussi 45 minutes pleines la semaine suivante, face à des Gallois réduits à dix. "Je me suis senti plutôt bien, à un poste un peu inhabituel pour moi. J'ai essayé de faire ce que je savais faire, sans trop me compliquer", avait analysé l'ancien Bordelais, appelé surprise de la liste pour l'Euro le 18 mai dernier. "À chaque fois que le coach fait appel à moi, j'essaie de remplir ma fonction, en commençant par bien défendre, puis en attaquant quand il y en a la possibilité."

 "C'était important de pouvoir lui donner du temps de jeu", avait commenté Didier Deschamps, satisfait des premiers pas de Jules Koundé en équipe de France. "Je l'ai déjà vu performant à ce poste, il est à l'aise, même si je sais que c'est un défenseur central. Je l'ai pris aussi pour cette polyvalence. Il a été tranquille, serein. Et c'est un défenseur. Il n'y a aucun souci. Il a aussi ce volume de jeu." La qualité des séances d'entraînement qui ont suivi ont confirmé les belles promesses aperçues pendant la préparation. Après Lucas Hernandez contre la Hongrie, Benjamin Pavard va pouvoir souffler à son tour. Afin de revenir l'esprit reposé et les batteries pleines en huitièmes de finale, là où il y a trois ans, il avait été si important pour les Bleus.

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