Formule 1 : un permis à points qui divise

Formule 1 : un permis à points qui divise

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POLEMIQUE – Le spectaculaire accrochage entre Pastor Maldonado et Esteban Gutiérrez dimanche à Bahreïn a mis en évidence l'existence d'une licence à points en F1. Une nouveauté passée un peu inaperçue au milieu de tous les autres changements de cette nouvelle saison mais qui commence à agacer sérieusement les pilotes.

Il fallait être très attentif. Quand la Fédération internationale de l'automobile (FIA) a présenté l'an dernier son vaste projet de réforme de la F1 pour 2014, elle a évidemment parlé des nouveaux moteurs V6, du poids des monoplaces, des restrictions d'essence mais aussi d'une licence à points. Et, parmi tous les changements subis par les écuries, ce permis à points, car il s'agit bien de ça, est passé un peu inaperçu.

Pourtant, après seulement trois Grand Prix (Australie, Malaisie et Bahreïn), les pilotes commencent à se rendre compte des conséquences qu'a pour eux cette fameuse licence. Car s'ils perdent les 12 points qui la composent, ils se voient suspendus pour un GP. Contrairement au conducteur lambda, les pilotes récupèrent ensuite automatiquement la totalité de leurs points. Mais tout peut aller très vite.

Déjà 4 points de perdus pour Jules Bianchi

Ainsi, dimanche dernier, on a vu Pastor Maldonado (Lotus), qui a provoqué un accrochage spectaculaire avec Esteban Gutiérrez (Sauber) , perdre 3 points, en plus d'être relégué de cinq places pour le prochain GP de Chine, le 20 avril. Jules Bianchi (Marussia) a lui aussi écopé d'une perte de deux points (comme en Malaisie) pour un accrochage dès le premier virage de Sakhir. A ce rythme-là, le jeune Français (24 ans) verra son 12e point s'envoler en Grande-Bretagne (juillet), ce qui le priverait du GP d'Allemagne.

Si pour les observateurs extérieurs il semble positif que l'on sanctionne les comportements à risque en courses, les pilotes prennent ce "flicage" de leur conduite comme un affront. "Nous ne sommes pas des automobilistes comme les autres mais des pilotes", avait d'ailleurs lâché un peu circonspect Sebastian Vettel à l'annonce de cette innovation.

''Flicage'' et incohérence

Et ce n'est pas l'incohérence du barème des sanctions qui a dû rassurer le quadruple champion du monde en titre. A Sepang, le rookie Kevin Magnussen (McLaren) a par exemple perdu deux points pour avoir effleuré l’arrière de la Ferrari de Kimi Räikkönen, lequel n’a rien senti du choc mais dont un des pneus a crevé. Le genre d’incident qui se produit à chaque départ.

Une bousculade durant laquelle Bianchi a perdu ses premiers points, poussé qu'il a été par son compatriote Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) avant d'emboutir Maldonado. Le premier a été sanctionné, mais pas le deuxième... Un flou supplémentaire, qui s'ajoute aux tensions provoquées le chamboulement de la hiérarchie et la forte baisse du bruit des moteurs.

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