Grand Prix d'Australie : Nico Rosberg prend son envol, Ricciardo déclassé

Grand Prix d'Australie : Nico Rosberg prend son envol, Ricciardo déclassé

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FORMULE 1 - Un vent de fraîcheur et de folie a soufflé sur cette première course de la saison. L'Allemand Nico Rosberg (Mercedes) a remporté le Grand Prix d'Australie, dimanche à Melbourne, devant l'Australien Daniel Ricciardo (Red Bull-Renault), finalement déclassé, et le Danois Kevin Magnussen (McLaren-Mercedes), respectivement âgés de 24 et 21 ans. Le coéquipier de ce dernier, Jenson Button, grimpe, en conséquence, sur la 3e marche du podium.

Ils avaient prévenu. En raison des nombreux changements technologiques imposés par les règlements (de nouveaux V6 conjuguant moteurs thermique, électrique et turbo), le plus important était de terminer la course. Cela n'avait rien d'une posture alarmiste pour se trouver des excuses. La liste des pilotes ayant été contraints à l'abandon dans ce premier Grand Prix de la saison, sur le circuit d'Albert Park de Melbourne, ressemble en effet à un cimetière d'éléphants. Lewis Hamilton, autour de la pole-position samedi, comme Sebastian Vettel, quadruple champion du monde en titre, se sont ainsi arrêtés au bout de deux tours. Et dans ce bazar, c'est Nico Rosberg qui a le mieux tiré son épingle du jeu, s'imposant ce dimanche en Australie vingt-neuf ans après son père, Keke.

L'Allemand n'a, à vrai dire, jamais tremblé, puisqu'il a pris la tête dès le départ, doublant très rapidement son coéquipier Hamilton et la Red Bull de Daniel Ricciardo, les deux seuls mieux placés que lui sur la grille. La suite n'a été pour lui qu'une froide gestion des évènements pour maîtriser sans peine des rivaux aux abois. Aux anges sur le podium, il a qualifié sa Mercedes de "magnifique flèche d'argent", celle-ci ayant confirmé qu'elle était bien la plus performante en ce début de saison riche en bouleversements. Même si l'abandon de Hamilton laisse planer un doute quant à sa fiabilité à plus long terme.

Énorme désillusion pour Daniel Ricciardo

"Aujourd'hui, personne ne peut dire comment la saison va se dérouler. Elle est imprévisible. Toucher à la fiabilité des monoplaces, c'est rebattre les cartes", annonçait Alain Prost vendredi dans nos colonnes . Bien vu : pour sa première course dans sa nouvelle écurie, Daniel Ricciardo (Red Bull), qui avait déjà créé la surprise en se hissant en première ligne en qualification samedi, a, lui, su dompter la technologie défaillante qui a causé la perte de son prestigieux coéquipier, Sebastian Vettel. À 24 ans, chez lui, l'Australien s'est ainsi adjugé une superbe 2e place.

Malheureusement pour lui, les commissaires de course l'ont finalement déclassé pour avoir régulièrement excédé la limite de consommation de carburant, fixée à 100 kg/heure. Son écurie a fait appel, avançant un problème de capteur pour justifier la surconsommation, sans grand espoir... Du coup, c'est son premier poursuivant, l'autre grosse surprise du jour, Kevin Magnusson (McLaren-Mercedes), qui se frotte les mains. Le Danois de 21 ans, malgré la pression d'une grande première en F1 et un départ raté, est parvenu à signer un podium. Les malheurs de Red Bull font d'ailleurs d'autant plus les affaires de McLaren qu'ils permettent à son autre pilote, Jenson Button, de remonter à la 3e place. Ce qui lui donne déjà une bonne avance au classement constructeurs.

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