Grand Prix de Monaco : Rosberg, la pole de la discorde

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FORMULE 1 – Nico Rosberg a obtenu la pole position du Grand prix de Monaco ce samedi en dominant lors des qualifications son coéquipier chez Mercredes Lewis Hamilton. Mais le pilote Allemand a provoqué un drapeau jaune en fin de qualification qui laisse planer un doute sur sa sportivité.

Il se dit de la séance de qualification du Grand Prix de Monaco qu'elle est la plus importante de la saison. Les dépassements étant quasi impossibles lors de la course, les bonnes positions au départ font souvent des podiums à l'arrivée. En retrait depuis quatre Grand Prix, Nico Rosberg devait marquer le coup face à son coéquipier Lewis Hamilton dont il a été le dauphin lors des quatre derniers week-ends. Il l'a fait en remportant la séance de qualification, il a même réussi à être le seul pilote à descendre sous les 1'16''00.

Mais cette qualification est entachée par une part d'ombre. Le pilote Allemand a fait un tout droit dans le virage numéro cinq au bout de la descente de Mirabeau. Il s'est réfugié dans un échappatoire mais cela a obligé les commissaires à sortir les drapeaux jaunes, neutralisant la fin des qualifications alors que les pilotes effectuaient leur dernier tour. Dans les paddocks, Lewis Hamilton, deuxième, ne cachait pas son agacement, alors que Rosberg triomphait.

La fin de l'entente cordiale

La FIA s'est évidemment saisie de l'affaire et dissèque chaque centième de la ligne droite fatale de Rosberg. La question était de savoir si le pilote Allemand a poussé la ressemblance avec Michael Schumacher en réalisant une manœuvre comme celle que Schumi avait fait subir à Fernando Alonso , s'arrêtant en sortie du dernier virage afin de gêner le dernier tour de l'Espagnol.

Jamais Rosberg ne donne l'impression de vouloir prendre ce virage, d'autant plus qu'il est en plein milieu de la piste, loin de la trajectoire optimale. Mais il bloque les roues juste avant la sortie de route, un raté qui a convaincu la FIA de le blanchir de tous soupçons de triche. Mais le doute persistera. notamment dans l'esprit de son coéquipier. Une seule chose est certaine, l'entente cordiale entre les deux pilotes Mercedes vient sans doute de prendre fin, pour laisser place à une guerre ouverte.  

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