Handball : Kentin Mahé, international de père en fils

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HANDBALL - Kentin Mahé, 23 ans et demi-centre de l'équipe de France, va tenter de devenir champion du monde, 20 ans après son Barjot de père, Pascal. Le joueur de Hambourg, premier ''fils de'' en Bleu, devrait vite être suivi par d'autres prestigieuses lignées.

D'abord, il y a eu les fratries. Les Gille : Guillaume et Bertrand, piliers des Bleus des années 2000 puis leur petit frère Benjamin, furtif international en 2009. Les Karabatic : Nikola et Luka, qui font actuellement le bonheur des Experts, engagés dans les Championnats du monde au Qatar. Mais l'heure est venue pour les "fils de" de prendre la relève. Kentin Mahé, qui dispute sa première compétition majeure en équipe de France, est de ceux-là. A 23 ans et une poignée de sélections (25), le demi-centre ou ailier vise un premier titre planétaire, vingt ans après son père, Pascal, capitaine de la génération des Barjots, titrés en Islande en 1995.

Pas facile d'être le fils d'un "coupeur de tête"

Si celui qui évolue aujourd'hui à Hambourg est le premier dans ce cas, d'autres "héritiers" figurent dans la succession. A croire que le handball se transmet par les gènes. ''Il m'accompagnait sur tous les terrains et quand il voyait une balle de tennis ou même une ampoule, il s'en servait comme d'un ballon de hand, raconte Pascal Mahé, aujourd'hui entraîneur de Chartres, en D2. Kentin entendait parler handball, regardait les matches avec nous à la télé et dans les salles, donc inconsciemment, on l'a peut-être guidé.'' Mais le gamin est de ceux qui excellent dans tous les sports.

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Le jeune international touche aussi sa bille en tennis et a même tapé dans l'œil du club de foot du Bayer Leverkusen avant de se consacrer au sport du paternel. Avec un patronyme pas évidemment à porter. En effet, outre-Rhin où Kentin a grandi, son père au fil de ses confrontations musclées avec l'Allemagne ''est considéré comme un coupeur de tête'' sur un terrain et n'a ''pas très bonne presse'', sourit le Barjot.

D'ici peu, d'autres noms passés à la postérité durant les années 90 pourraient à nouveau se faire entendre en équipe de France. Melvyn Richardson et Thomas Gaudin, progénitures talentueuses des Barjots Jackson et Christian, ou encore Arthur Anquetil, neveu de Grégory, brillent en effet dans les sélections jeunes. D'autres anciennes gloires pourront alors raconter la même anecdote que Pascal Mahé : ''Avant, on parlait de Kentin comme du 'fils de' Maintenant, c'est plutôt de moi dont on dit que je suis 'le père de'...''

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