Hockey - Antoine Roussel : "On y va comme on va à la guerre"

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MONDIAL 2014 - La France dispute jeudi à 16 heures, à Minsk (Biélorussie), les quarts de finale du Championnat du Monde, une première pour les Bleus depuis 1995. Avant ce choc historique face aux géants russes (en direct sur Sport+), l'ailier français des Dallas Stars (24 ans, 126 matches en NHL) a répondu à nos questions.

Avez-vous conscience de l'exploit que vous réalisez ?
Un petit peu. Les quarts de finale, c'est l'objectif qu'on s'était fixé en début de compétition, maintenant, on veut avoir du fun et chérir ces moments-là en prenant du plaisir, voilà notre objectif.

Dans ce Mondial, vous avez battu le Canada, champion du monde et champion olympique en titre, la Slovaquie. On a l'impression que vous ne nourrissez plus aucun complexe...
On rentre dans chaque match en se disant qu'on peut gagner. Et ce ne sera pas différent pour ce quart de finale. Battre les Russes serait un nouvel exploit et on y va comme on va à la guerre. L'équipe de France a évolué au fil des années. Il n'y a plus de complexe à avoir.  Sur ce Mondial, on n'en a fait aucun et ça nous réussit. Il faut qu'on arrive à perpétuer cet état d'esprit. Je trouve qu'en France, on se limite parce qu'on a tendance à surestimer les équipes.

Comment se passe la vie dans ce groupe où se côtoient des joueurs évoluant en France mais aussi en Suisse, en Pologne, en Allemagne et aux Etats-Unis ?
C'est vraiment comme une petite famille. Tout le monde se connaît depuis les sélections jeunes. On a grandi, joué ensemble et cela donne une équipe où on se serre les coudes. Avec Stéphane Da Costa [qui a joué 47 matches en NHL, ndlr], on a un rôle important dans le domaine offensif, mais tout le monde travaille dans la même direction. Et si l'on peut compter sur notre meilleur joueur : Cristobal Huet, au top de sa forme [le gardien français qui a disputé 272 matches en NHL, ndlr], on peut aussi gagner contre la Russie.  

Ressentez-vous comme un lien de parenté avec les basketteurs. Le profil de cette équipe de France rappelle un peu a bande à Tony Parker, devenue championne d'Europe en 2013 ?

Cette année, j'ai eu la chance de rencontrer Tony Parker et Boris Diaw après un de leurs matches à Dallas avec les Spurs de San Antonio. C'est vraiment sympa. On ressemble à ce qu'ils étaient il y a quinze ans. Ces gars-là ont montré la voie pour le sport français et j'espère qu'on va pouvoir s'inscrire dans leurs pas.

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