Italie-France : le retour du roi Raphaël Varane

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ÉQUIPE DE FRANCE – Forfait pour l’Euro 2016, c’est avec le brassard de capitaine que Raphaël Varane portera de nouveau le maillot des Bleus, jeudi soir à Bari, contre l’Italie. Apparu apaisé en conférence de presse ce mercredi, le défenseur a dépassé sa déception, comme si de rien n’était.

On a longtemps cru, Didier Deschamps le premier, que l’on ne pouvait pas se passer de lui. Que sans Raphaël Varane, la défense des Bleus, qui ne tenait souvent qu’à un fil, ne tiendrait plus. Et puis l’Euro 2016 est passé par là : privée de son taulier, forfait quelques jours avant le début du tournoi, l’équipe de France s’est néanmoins hissée jusqu’en finale de l’Euro 2016.


S’il n’a jamais été question de l’envoyer sur le banc, le constat est là : alors qu’il reste remplaçant au Real Madrid, il n’est plus indispensable en sélection. Et le voilà qui revient, jeudi soir en amical contre l’Italie, avec le brassard de capitaine (en l’absence de Hugo Lloris), qu’il conservera sans doute mardi prochain en Biélorussie, lors du premier match de qualification au Mondial 2018. Dans quel état d’esprit ?

Il faut se souvenir que, quand le sélectionneur lui a annoncé qu’il n’attendrait pas qu’il se remette de sa blessure à la cuisse et préférait se passer de lui, Raphaël Varane ne l’avait pas très bien pris. "C’est vrai que j’ai repris l’entraînement à Madrid quelque jours après le début de l’Euro. C’est une décision qui a été prise pour le groupe, pour le collectif. Forcément, c’était une grosse déception mais c’est une décision que j’ai comprise. On a longuement échangé avec le coach, et c’est passé, a-t-il dévoilé. Maintenant, j’aimerais me servir de cette expérience pour m’améliorer. Parce que ça m’a forgé le mental." Derrière ce discours, toute la science du management de Didier Deschamps.

Ce n’est pas parce qu’on est jeunes qu’on n’a pas les épaules pour répondre aux attentes du haut niveau.Raphaël Varane

Présent à ses côtés sur l’estrade de la salle de presse du stade San Nicola de Bari, le sélectionneur a visiblement apprécié ces propos. Puis il lui a passé la pommade quand est venu son tour de s’exprimer : "Raphael est un joueur sur lequel je compte depuis plusieurs années. Il était là depuis le début de l’aventure, même si cette blessure l’a empêché de faire l’Euro. Ça ne change pas mon opinion sur lui. D’autres ont eu du temps de jeu et ont permis à l’équipe d’être compétitive sur le plan défensif à l’Euro. Mais c’est logique que Raphaël revienne. Il a une expérience du haut niveau. "

On l’oublie mais le patron de la défense des Bleus n’a que 23 ans. "On est six de la génération 1993, et d'autres sont plus jeunes que moi, a-t-il rappelé. On essaie d’apporter nos qualités, notre envie. Ce n’est pas parce qu’on est jeunes qu’on n’a pas les épaules pour répondre aux attentes du haut niveau. On a chacun nos caractères et nos personnalités, mais on essaie tous d’apporter au groupe. La jeunesse amène du dynamisme, mais on joue aussi dans de grands clubs, donc on a de l’expérience. C’est une équipe qui continue de mûrir. C’est un groupe encore jeune mais avec beaucoup de potentiel."  Un groupe à son image, en somme.

Dans cette même conférence de presse, Didier Deschamps a évoqué le cas d'Antoine Griezmann, ne tarissant pas d'éloges à son sujet. "Il est important pour le groupe et très important pour l'équipe" a déclaré le sélectionneur des Bleus.

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Deschamps : "Griezmann est important dans le groupe et sur le terrain"

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