JO : les "bonnes ondes" de Riner après le premier grand oral de Paris 2024

DirectLCI
ÉTAPE- En concurrence avec Los Angeles et Budapest pour l'organisation des JO 2024, les représentants de la candidature parisienne étaient mardi au Qatar pour une première présentation approfondie du projet.

Compacité, célébration, diversité... La candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques 2024 a dévoilé pour la première fois ses atouts maîtres devant une audience internationale, mardi à Doha. "Il faut rester concentré. Il faudra être encore meilleur la prochaine fois, mais là, on a de bonnes ondes. On a scoré sur notre dossier", s'est enthousiasmé le double champion olympique de judo Teddy Riner après l'oral de 20 minutes. Le projet parisien a été présenté en dernier, après celles de Los Angeles et Budapest, les autres villes candidates, devant un millier de représentants des comités olympiques nationaux et des fédérations internationales, dont une bonne trentaine d'électeurs du CIO. Sans être déterminant, l'exercice était important pour les villes qui n'auront plus qu'une occasion (en juillet à Lausanne) de vanter leurs mérites sous ce format avant l'élection prévue à Lima, le 13 septembre prochain. 

Riner a ainsi assuré à ses homologues athlètes, plans et cartes à l'appui, que des Jeux parisiens leur apporteraient un confort maximal avec 85 % des sportifs logés à moins de 30 minutes de leur site de compétition et 35 % à distance de marche. De leur côté Budapest et Los Angeles sont allés moins loin dans les détails. La capitale hongroise a révélé qu'il ne lui manquait que trois installations, seulement. Un détail d'importance pour une ville qui souhaite être "l'alternative aux plus gros et aux plus riches" pour accueillir les Jeux olympiques. La mégapole californienne, quant à elle, déjà hôte en 1932 et 1984, a évoqué la constitution de quatre ou cinq parcs olympiques distincts afin d'utiliser les équipements existants et a rassuré l'assistance sur une candidature toujours viable, malgré l'élection de Donald Trump à la présidence des. 

Je suis immigrée et je suis femme, et pourtant, je suis maire de Paris"Anne Hidalgo

Face à la grosse machine américaine, Paris a fourbi ses propres armes. La compacité des sites - avec pour certains une implantation dans le centre même de la capitale (le Champs de Mars, les Invalides, le Grand Palais) - va permettre aux spectateurs de "célébrer les Jeux dans le cœur de la cité", a indiqué Teddy Riner. Invitée à plaider la cause de sa ville aux côtés du judoka et des deux co-présidents Bernard Lapasset et Tony Estanguet, la maire Anne Hidalgo a livré un discours taillé sur-mesure pour l'assemblée cosmopolite, forte des représentants de 206 comités olympiques. "Je suis immigrée et je suis femme, et pourtant, je suis maire de Paris", a déclaré la native de San Fernando, en Andalousie, afin de montrer le pouvoir d'intégration de son pays et de sa ville d'adoption. 

En vidéo

Thomas Bach, président du CIO : Paris 2024 "une candidature très forte"

Insistant sur l'héritage, matériel et immatériel des Jeux parisiens, Mme Hidalgo a appuyé sur le défi climatique pour lequel ils "pourraient être un accélérateur", rappelant qu'elle avait notamment promis que les nageurs longue distance de 2024 se baigneraient dans la Seine. Au-delà des applaudissements de circonstance, les trois équipes de campagne sont reparties de Doha avec un bon point décerné par Thomas Bach, président du CIO, qui a qualifié tous les dossiers de "compatibles avec l'Agenda 2020", en faisant référence aux nouvelles mesures régissant les candidatures. Pas d'emballement côté français, donc.

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter