JO 2018 : un joueur de curling russe sous bannière olympique contrôlé positif au meldonium

DOPAGE - Selon l'AFP, un sportif russe participant aux Jeux olympiques de Pyeongchang sous drapeau olympique a été contrôlé positif au meldonium, un produit figurant sur la liste des produits interdits par l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Malgré une volonté ferme du Comité international olympique (CIO) d'inviter uniquement les athlètes "propres" en provenance de Russie après la suspension du Comité olympique russe de la compétition, un cas de dopage a été signalé ce dimanche, nous apprend l'AFP. Selon l'agence de presse, qui s'appuie sur une source proche du dossier, un joueur de curling russe participant aux Jeux olympiques de Pyeongchang sous drapeau neutre est impliqué dans un cas de dopage au meldonium, un produit figurant sur la liste des produits interdits par l'Agence mondiale antidopage (AMA).


La Fédération internationale de curling a confirmé l'existence d'un cas impliquant un sportif engagé dans son tournoi olympique.

Le meldonium, médicament détourné

Le contrôle de l'échantillon A prélevé sur le sportif russe a révélé la présence de "meldonium" alors que l'analyse de l'échantillon B est prévue "lundi à 13h00", heure locale à Pyeongchang, soit vers 5h du matin à Paris. Concernant la substance prohibée, le meldonium, elle avait été à l'origine de la suspension de la joueuse de tennis russe Maria Sharapova, survenue en mars 2016.


Destiné à soigner les angines et les cardiopathies afin d'augmenter les performances des sujets malades, le meldonium, connu sous le nom de Mildronate dans l'Est de l'Europe, a vu son usage détourné notamment dans les épreuves de vitesse, car il accroît la vascularisation du muscle cardiaque.

Un premier cas de dopage signalé mardi

Le Tribunal arbitral du sport, le TAS, qui a établi ses quartiers à à Pyeongchang durant les Jeux, n'a été saisi "d'aucun nouveau cas dimanche soir", a indiqué un de ses porte-paroles à l'AFP. La suspension du comité olympique russe par le CIO le 5 décembre dernier pour les JO est survenue après la découverte par l'AMA d'un programme de dopage institutionnalisé en Russie, bénéficiant aux athlètes notamment pendant les Jeux olympiques de Sotchi, en 2014. Au total, 168 sportifs russes participent aux JO 2018 sous la bannière olympique.


Un premier cas officiel de dopage a déjà émaillé les Jeux olympiques en ce mois de février, le patineur de vitesse japonais Kei Saito, spécialiste du short-track, étant contrôlé positif mardi à l'acétalozamide - un produit diurétique considéré comme masquant - durant un test hors compétition. Le TAS, qui a communiqué sur ce cas de dopage, a ajouté que le sportif nippon avait accepté d'être "provisoirement suspendu" et avait quitté le village olympique.

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