JO 2024 à Paris : une campagne mondiale, mais un slogan en anglais qui dérange

JO 2024 à Paris : une campagne mondiale, mais un slogan en anglais qui dérange

MALAISE - Paris lance ce vendredi sa campagne internationale, en vue de l'élection de la ville hôte des JO 2024. À cette occasion, elle dévoilera un slogan... dans la langue de Shakespeare. Une décision qui choque les amoureux de la langue française.

Les trois mots doivent être prononcés ce vendredi pour la première fois. Pour le lancement  de la campagne internationale en vue des JO 2024, Paris  dévoilera aux alentours de 18 heures un slogan de campagne en anglais, puis sa version française. Tenue secrète depuis plusieurs semaines, la devise de Paris 2024 devrait tourner autour de la notion de partage : "share". De là à imaginer un "Share the Games", s’avance l’AFP. Un slogan qui ne plaît pas à tout le monde, sachant que la langue officielle du comité national olympique est bien le français. Et quand de nombreux internautes s'avouent déçus, le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, se dit "choqué".

S'adresser au monde

Il s’agit pourtant, avec ces mots, de ne pas répéter les erreurs du passé. "L’amour des jeux", en 2012, n’avait pas su emporter l’unanimité. Trop peu fédérateur à l’étranger, certainement. Avec ce nouveau slogan, il s’agira donc de s’adresser au monde, mais aussi aux rivaux de la capitale française : Los Angeles et Budapest, elels aussi autorisées par le CIO à communiquer à l'international à partir de ce vendredi, après des mois de discours limités à leurs seuls territoires. 

Les freins levés

Les trois villes étaient jusqu'à présent contraintes à une très grande réserve en matière de promotion de leur dossier. À un peu plus de sept mois de l'élection, le 13 septembre prochain à Lima, les freins sont donc levés. Concrètement, les candidates vont pouvoir s'adresser à un public étranger, utiliser les événements sportifs d'audience internationale pour s'exposer médiatiquement et surtout entrer dans le détail de leur dossier avec la centaine d'Olympiens appelés à voter au Pérou. Bref, faire tout simplement du lobbying.

Les enjeux pour les concurrentes

Los Angeles, co-favorite avec Paris, est également dans les starting-blocks, désireuse d'effacer auprès du mouvement olympique et du CIO l'effet désastreux des premières mesures de Donald Trump, notamment en matière d'entrée aux Etats-Unis. Budapest, troisième ville candidate, attendra la mi-février avant de se lancer. Les promoteurs de la candidature hongroise, menacée par un référendum d'initiative populaire, ont en effet décidé de se consacrer pour le moment à "démontrer aux habitants de Budapest la façon dont les Jeux olympiques pourraient améliorer leur vie". A Paris d'en profiter.

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