JO d'hiver de Pyeongchang : comment Gabriella Papadakis se retrouve porte-drapeau pour la cérémonie de clôture

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PORTRAIT - Gabriella Papadakis, médaillée d'argent en danse sur glace mardi, sera porte-drapeau de la délégation française lors de la cérémonie de clôture de Jeux olympiques de Pyeongchang. Un honneur pour la sportive de 22 ans, qui a vécu son "pire cauchemar" lors de ces Jeux.

"Je ne suis pas sûr d'être l'athlète qui symbolise le plus l'avenir en équipe de France" a dit Martin Fourcade du haut de ses 29 ans. Pour symboliser cet avenir, le sportif le plus titré de l'histoire des Jeux a décidé de confier le drapeau à Gabriella Papadakis. C'est donc la patineuse qui, à midi ce dimanche, ouvrira la marche de la délégation française lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Pyeongchang. Elle sera accompagnée de son partenaire de danse Guillaume Cizeron, avec qui elle a obtenu la médaille d'argent en danse sur glace. 


"Nous trouvions, en concertation avec Denis Masseglia (le président du Comité national olympique), les présidents de fédération et le chef de mission, que la performance de Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron méritait d'être mise à l'honneur lors de la cérémonie de clôture" a dit le quintuple champion olympique.

La jeune athlète, 22 ans, disputait à Pyeongchang ses premiers Jeux olympiques. Elle y a vu se réaliser son "pire cauchemar" lorsque sa robe s'est décousue au cours de la danse courte lundi. Elle ne patinait que depuis quelques secondes quand le tour du cou qui retenait son costume s'est décousu et dégrafé. Elle sera finalement médaillée d'argent avec son partenaire Guillaume Cizeron.  

Un vent de modernité sur le patinage artistique

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron font souffler un vent de modernité sur le patinage artistique. "On veut innover, faire ce que personne n'a jamais fait et emmener le patinage dans une direction nouvelle" disait la jeune patineuse au printemps 2016, après avoir été sacrée double championne du monde. "Ils sont très au courant de ce qu'il se passe dans le monde artistique en général, ils ont une sensibilité très moderne" constate Romain Haguenauer, leur entraîneur.


La capacité d'interprétation est le point fort du duo, qui patine ensemble depuis plus de 10 ans. C'est la maman de Gabriella Papadakis, entraîneure de patinage, qui a eu l'idée d'associer sa fille à Guillaume Cizeron lorsqu'ils avaient une dizaine d'années. "Ils étaient très complémentaires : lui très souple, ça donne ce patinage très ample, très détendu, et Gaby plutôt très tonique et très droite" explique Catherine Papadakis. Une douzaine d'années plus tard, de Clermont-Ferrand à Montréal en passant par Lyon, ils sont toujours "complices", "se connaissent par coeur" mais "chacun a sa vie en dehors de la glace" ajoute la maman de Gabriella. 

Un avenir tout tracé ?

Gabriella Papadakis, qui joue aussi du violon, a chaussé les patins dès 4 ans. "Ce n'était pas du tout une casse-cou. Elle mettait très longtemps pour traverser la patinoire. Elle était très prudente, très timorée" raconte Catherine Papadakis. Guillaume Cizeron était très différent. "Il était à fond, il ne s'arrêtait jamais. Il tombait beaucoup et prenait énormément de risques" selon la maman de Gabriella. 


Un cocktail détonnant appelé à faire des étincelles : "Malgré le fait qu'on ne soit qu'au début de notre carrière, on est en train de laisser une empreinte dans le patinage, estimait Cizeron (23 ans aujourd'hui) il y a deux ans. J'espère que cela se fera dans la durée." Rendez-vous en 2022 aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin.

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