JO d'hiver de Pyeongchang : pourquoi le drapeau des Corées unifiées met le Japon en furie

JO d'hiver de Pyeongchang : pourquoi le drapeau des Corées unifiées met le Japon en furie

QUERELLE - Vendredi 9 février, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympique de Pyeongchang, les délégations de Corée du Sud et du Nord défileront ensemble sous un drapeau unique représentant la péninsule unifiée. Un emblème bien plus politique qu'il n'y paraît et loin d'être du goût de tout le monde.

La trêve olympique entre les deux Corées fait jaser. Après deux années de silence total et de tensions en raison des ambitions nucléaires du leader nord-coréen Kim Jong-un, les Corée du Nord et du Sud se sont récemment rabibochées. D'abord, en s'accordant sur la participation historique d'une équipe féminine commune, en hockey sur glace, puis en hissant le drapeau du Nord, illégal au Sud en temps normal et passible d'une peine de sept ans de prison, au village olympique de Pyeongchang. Mais le rapprochement s'est surtout concrétisé pour la décision commune de défiler ensemble le 9 février sous le même drapeau.

Fruit de longues discussions démarrées dans les années 1960, mais utilisé pour la première fois en 1991, lors d'un tournoi de tennis de table au Japon, le drapeau unifié représente, sur fond blanc, la Corée entière sans démarcation, en bleu ciel. Cette avancée diplomatique entre les deux pays ennemis de la péninsule réveille toutefois de vieilles tensions entre la Corée du Sud et l'un de ses autres voisins : le Japon. En effet, à côté de la silhouette, apparaît un petit point censé représenter un groupe d'îlots situés en mer du Japon, les rochers de Liancourt, également appelés "Dodko" (les îles solitaires, en coréen) ou "Takeshima" (les îles aux bambous, en japonais). 

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Lundi 5 février, Tokyo s'est ému de leur présence sur l'emblème unifié des Corées. Contrôlés par la Corée du Sud, celles-ci sont revendiquées de longue date par le Japon. "Le drapeau est inacceptable au vu de notre position sur la souveraineté de Takeshima", a indiqué un porte-parole du gouvernement nippon. "Nous avons fermement protesté auprès de la Corée du Sud."

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Insignifiants au premier abord, ces îlots - de huit et douze hectares pour les plus gros - cachent en réalité un conflit territorial depuis plus d'un demi-siècle. Les deux pays revendiquent pour des enjeux économiques cette zone géographique, laissée dans le flou lors de la ratification du traité de San Francisco en 1951. Les rochers de Liancourt, la dénomination choisie par la communauté internationale pour ne vexer personne, offrent au pays propriétaire l'exclusivité des droits d'exploitation des 200 milles marins aux alentours. Un avantage lorsqu'on sait que d'importantes ressources s'y trouvent, notamment en matière de pêche.

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