JO d'hiver de Pyeongchang : le TAS rejette l'appel des 47 athlètes russes, Moscou monte au créneau

DOPAGE - Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté l'appel des 47 Russes non-invités aux Jeux de Pyoengchang, à quelques heures du coup d'envoi de la cérémonie d'ouverture. A Moscou, on estime que le tribunal a pris sa décision "sous pression".

L'appel des 47 Russes qui souhaitaient participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang a été rejeté par le Tribunal arbitral du sport, a annoncé ce dernier, ce vendredi, à quelques heures seulement de la cérémonie d'ouverture des JO-2018. La décision du TAS "appuie la lutte contre le dopage et clarifie les choses pour tous les athlètes", a réagi ce vendredi le Comité international olympique. 


Les 47 athlètes Russes souhaitaient recevoir une invitation du CIO aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Parmi eux figurent notamment la star russe du short-track Viktor Ahn, sextuple champion olympique et d'origine sud-coréenne ou encore le biathlète Anton Shipulin. Du côté de Moscou, les choses sont claires : le tribunal a pris sa décision "sous pression". 

"C'est difficile pour le TAS de prendre des décisions après avoir été mis sous pression", a estimé le vice-premier ministre russe Vitaly Moutko, cité par l'agence Interfax. "Cela aurait provoqué un choc" si ces 47 sportifs russes avaient été autorisés par la TAS à concourir aux JO, a-t-il aouté. Pour lui, les procédures du CIO sont "opaques et controversées". Cela crée le sentiment que les Jeux olympiques sont devenus "une fête privée avec de très nombreux critères de sélection".

Installée à Pyeongchang pendant la durée des Jeux, la chambre du tribunal "a rejeté l'appel déposé le 6 février par 32 sportifs russes contre une décision du Comité international olympique" de ne pas les inviter, a déclaré devant la presse le secrétaire général du TAS Matthieu Reeb.


Le TAS a également "rejeté l'appel de 15 sportifs et entraîneurs russes déposé le 7 février", des sportifs et entraîneurs eux aussi soupçonnés d'avoir profité d'un vaste système de dopage institutionnalisé mis en place en Russie, et mis au jour par l'Agence mondiale antidopage avec l'aide de lanceurs d'alerte.

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LA RUSSIE SUSPENDUE DES JO D'HIVER

La Russie est soupçonnée d'être à l'origine un système de dopage d'État qui lui vaut d'être suspendue de la compétition hivernale, qui s'ouvre le 9 février en Corée du Sud. Des accusations de fait "démenties" par le TAS, selon Vitali Moutko, vice-président russe chargé des Sports, lui-même suspendu à vie par le CIO.

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