JO RIO 2016 : quand Israéliens et Libanais se disputent... un bus

SPORT
INCIDENT - Prêts à se diriger vers le stade Maracana pour assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Rio vendredi, des athlètes libanais ont refusé de laisser monter des sportifs israéliens à bord du bus mis à leur disposition ont indiqué samedi des membres des deux délégations.

L'usage des bus durant les événements sportifs planétaires génère parfois de drôles d'histoires… Dernier épisode en date, des athlètes libanais qui refusent de laisser monter des sportifs israéliens à bord du bus qui devait les emmener vers le stade Maracana pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Rio ont indiqué des membres des deux délégations samedi. L'incident s'est déroulé vendredi lorsque des athlètes israéliens se sont présentés devant le bus à bord duquel étaient déjà montés les Libanais. "J'ai demandé la fermeture de la porte", décrit à l'AFP Salim al-Haj Nicolas, chef de la délégation libanaise, "mais les athlètes israéliens ont insisté pour monter à bord". Sur sa page Facebook, Udi Gal - spécialiste israélien de la voile et membre de la délégation de l'Etat hébreu à Rio - décrit également la scène : "Il s'est avéré que nous devions partager le bus avec la délégation libanaise. Lorsque les Libanais s'en sont rendu compte, ils ont demandé au chauffeur de fermer la porte du véhicule".

Deux pays toujours en guerre…
 
Face à ce quiproquo, mettant aux prises des athlètes venant de pays qui n'entretiennent aucune relation diplomatique, les organisateurs ont tenté de trouver un compromis en proposant aux sportifs israéliens de monter dans plusieurs autres autobus. Une idée, "impossible tant du point de vue de la sécurité que du protocole", assure M. Gal. "Nous avons insisté pour monter dans le bus en expliquant que si les Libanais refusaient de rester avec nous, ils n'avaient qu'à prendre un autre bus", explique-t-il. De leur côté, les Libanais accusent par la voix de M. al-Haj Nicolas la délégation israélienne d'avoir "délibérément essayé de nous faire descendre du bus qui nous était alloué, malgré l'attribution des bus à chaque délégation avant la cérémonie d'ouverture". Si un "incident international" dixit M. Gal a pu être évité, c'est parce que les deux délégations ont été transportées dans deux bus différents.

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