Juventus Turin-Monaco : les 10 "remontadas" des clubs français en Coupe d’Europe dont peuvent s’inspirer les Monégasques

Juventus Turin-Monaco : les 10 "remontadas" des clubs français en Coupe d’Europe dont peuvent s’inspirer les Monégasques

LIGUE DES CHAMPIONS – L’AS Monaco affronte ce mardi soir la Juventus à Turin, en demi-finale retour de la C1, avec deux buts à remonter (un match à suivre en direct avec nous à 20h45). Une mission a priori impossible. A priori seulement. Plusieurs clubs français ont réussi cet exploit.

"Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait", avait joliment formulé l’écrivain Mark Twain. Une phrase qui suffirait presque à résumer tout ce qui fait le charme un peu canaille du football, ce sport où rien n’est jamais écrit d’avance et où les rapports de forces basculent sur un rien. 

Ce sport qui permet ainsi aux Français, tous derrière l’AS Monaco ce mardi soir, de continuer d’envisager la qualification en finale du dernier club français engagé en Ligue des champions, malgré un déficit de deux buts à combler contre la Juventus, à Turin, véritable forteresse défensive. De fait, on aurait effectivement tort de céder d’avance au désespoir en songeant à cette demi-finale retour. La preuve avec ces dix renversements improbables qui ont émaillé toute l’histoire du football français.

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AS Saint-Étienne – Dynamo de Kiev (3-0 a.p.), quart de finale de la Ligue des champions 1976

Les Verts ont beau avoir le vent en poupe cette année-là, ils n’en mènent pas large au moment de recevoir les Ukrainiens du mythique coach Valeri Lobanovski et de l'attaquant Oleg Blokhine, Ballon d'Or 1975. Ogre du Championnat de l’URSS, le Dynamo n'ont fait ainsi qu’une bouchée de l’ASSE à l’aller (2-0). Et, comme la Juventus aujourd’hui, il a alors la réputation d’être intraitable en défense et redoutable en contre-attaque, n’ayant, en outre, jamais perdu par plus d’un but d’écart en Coupe d’Europe… 

Mais ça, c’était avant. Avant les buts d’Hervé Revelli et Jean-Michel Larqué dans le temps règlementaire. Avant, surtout, celui de Dominique Rocheteau en prolongation. Saint-Étienne ira ensuite jusqu’en finale et se heurtera aux poteaux carrés de Glasgow, face au Bayern Munich.

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RC Lens – Lazio de Rome (6-0), 16e de finale de la Coupe de l’UEFA 1977

Un an après l'exploit des Verts face à Kiev, les sang et or se sont, eux aussi, inclinés 2-0 au match aller. Mais ils ne se  contenteront pas, eux, du service minimum pour valider leur qualification. L’insaisissable Didier Six, au nom prémonitoire, y contribuera grâce à un somptueux doublé. Et quatre buts seront inscrits dans la dernière demi-heure. Malheureusement, les Lensois se feront éliminer dès le tour suivant, par le plus modeste FC Magdebourg, laissant le soin ensuite aux Bastiais de faire rêver la France en atteignant la finale.

Girondins de Bordeaux – Hadjuk Split (4-0), 16e de finale de la Coupe des Coupes 1983

Plus méconnu, cet exploit n’en est pas moins impressionnant. Car les hommes entraînés par Aimé Jacquet avaient perdu 4-1 en Croatie. C’est un but de Gernot Rohr, à la 24e minute, qui lancera au retour la folle remontée, concrétisée ensuite par un doublé d’Alain Giresse et un pion de Jean-Christophe Touvenel. Tout ça pour être éliminé au tour suivant par les Roumains de Craiova.

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FC Barcelone – FC Metz (1-4), 16e de finale de la Coupe des Coupes 1985

Les plus jeunes de nos lecteurs auront du mal à croire que c’est arrivé un jour. Mais pourtant si, les Lorrains sont parvenus à terrasser l’ogre catalan. Et de quelle manière ! Cela ne s’est même pas passé dans leur antre de Saint-Symphorien, où ils avaient pris l’eau (2-4) à l’aller, mais au Camp Nou, où ils ont même été rapidement menés 1-0. Tout a en fait basculé en deux minutes, grâce à Tony Kurbos (38e) et un but contre son camp de Sanchez (39e). Après la pause, l’attaquant allemand, en état de grâce, inscrira deux nouveaux buts, en même temps que son nom dans la légende du club grenat.

PSG – Real Madrid (4-1), quart de finale de la Coupe de l’UEFA 1993

Il faudra attendre un peu moins de dix ans pour de nouveau tomber à la renverse. Ce sera, pour la première fois de l'histoire du jeune PSG, au Parc des Princes. Le scénario sera absolument parfait : un adversaire prestigieux, le Real ; une défaite 3-1 à Madrid ; George Weah, David Ginola et Valdo qui marquent ; Ivan Zamorano qui douche les enthousiasmes à quelques minutes de la fin du match. Et Antoine Kombouaré qui place le coup de tête surpuissant du 4-1 à la toute fin des arrêts de jeu (90e+6). Pour l’éternité.

Girondins de Bordeaux – AC Milan (3-0), quart de finale de la Coupe de l’UEFA 1996

13 ans après la qualification contre Split, on retrouve Bordeaux pour un exploit sonnant comme un prélude de la Coupe du monde 1998. En effet, c’est une triplette appelée à devenir fameuse, composée de Bixente Lizarazu, Zinedine Zidane et Christophe Dugarry, qui s’illustrera particulièrement ce soir-là, face au grand Milan, vainqueur 2-0 à l’aller à San Siro. Au Parc Lescure, l’arrière gauche donnera une spectaculaire passe décisive à Didier Tholot pour l’ouverture du score, le meneur de jeu illuminera l’entre-jeu et l’attaquant inscrira le doublé de la qualification miraculeuse. L’histoire déjà en marche.

PSG – Galatasaray (4-0), 8e de finale de la Coupe des Coupes 1997

C’est en tenant du titre que les Parisiens abordaient cette compétition, alors en passe de disparaître. Mais cela ne les a pas empêchés de sombrer (4-2) sous la pression du public turc à l’aller. Les supporters du Parc des Princes ont toutefois su répliquer en offrant à leur tour une ambiance électrique. Et les joueurs du club de la capitale se sont mis au diapason sur le terrain, grâce à quatre buteurs différents (Leonardo, Valdes, Loko et Raï). Les hommes de Ricardo parviendront d’ailleurs à se hisser de nouveau jusqu’en finale cette année-là, mais s’inclineront (1-0) contre le Barça, sur un penalty de Ronaldo.

PSG – Steaua Bucarest (5-0), tour préliminaire de la Ligue des champions 1998

Cette histoire-là est plus singulière que les autres : le PSG avait perdu la manche aller (3-0) en Roumanie sur tapis vert, pour avoir aligné un joueur (Laurent Fournier) suspendu. Mais les moqueries se changeront vite en compliments, au moyen d’une victoire pleine de panache, ponctuée de trois buts de Raï, une réalisation de Florian Maurice et une autre de Marco Simone. 

Olympique lyonnais – FC Bruges (3-0), 16e de finale de la Coupe de l’UEFA 2002

C’était censé, sur le papier, être un adversaire abordable. Mais en Belgique, les Gones, bien qu'habitués les autres années de la Ligue des champions, se sont fait surprendre (4-1). Il faudra un Sonny Anderson des grands soirs, auteur d’un coup du chapeau, pour éviter aux siens une humiliation… Qui surviendra dès le tour suivant, contre le Slovan Liberec (2-5).

AS Monaco – Real Madrid (3-1), quart de finale de la Ligue des champions 2004

Faut-il y voir un signe ? La dernière "remontada" en date d’un club français est signée de l’ASM. A Santiago-Bernabeu, l’équipe alors entraînée par Didier Deschamps fait déjà bonne figure, malgré la défaite (4-2). Au retour, elle continuera de jouer de malchance en encaissant d’entrée un but de Raul. Et c’est Ludovic Giuly qui, tel un beau diable, sortira de sa boîte pour concrétiser la domination monégasque, d’un doublé que Fernando Morientes capitalisera en marquant la réalisation de la qualification, au bénéfice des buts marqués à l’extérieur. Autant de preuves que l’essentiel, c’est d’y croire toujours.

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