La France absente des JO d'hiver en Corée ? L'option envisagée par Laura Flessel fait redouter le pire à Séoul

La France absente des JO d'hiver en Corée ? L'option envisagée par Laura Flessel fait redouter le pire à Séoul

INQUIÉTUDES - Sur RTL jeudi, la ministre des Sports Laura Flessel a laissé entendre qu'elle ne laisserait pas l'équipe de France participer aux JO d'hiver 2018 si les tensions ne se calmaient pas entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, pays organisateur. À Séoul, ces déclarations ont glacé les organisateurs et les autorités sud-coréennes.

"On ne mettra jamais dans l'insécurité notre équipe de France." Ces paroles prononcées par la ministre des Sports Laura Flessel, jeudi sur RTL, à propos des tensions autour de la Corée du Nord, qui pèsent sur les JO d'hiver organisés par la Corée du Sud voisine, inquiètent. Pour la première fois depuis l'escalade des menaces du régime de Kim Jong-un, une responsable politique émet un doute sur la participation de sa délégation nationale aux JO 2018.

"Si ça s'envenime et qu'on n'arrive pas à avoir une sécurité affirmée, notre équipe de France resterait ici", a déclaré la ministre alors que Pyeongchang, ville-hôte des épreuves du 9 au 25 février, se situe à 80 kilomètres de la frontière avec le Nord. "Aujourd'hui nous n'en sommes pas là (à envisager l'annulation des Jeux olympiques, ndlr) et je vous dis, je vous demande surtout, de ne pas inquiéter cette équipe de France qui travaille déjà depuis plus de quatre ans, a-t-elle ajouté. On est au courant de la situation et avec le ministère des Affaires étrangères, nous sommes en étroite relation donc nous continuons à regarder, à analyser."

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Le 16 septembre, lors de la dernière session du Comité international olympique à Lima, le président de l'institution Thomas Bach avait répété que la position du CIO n'avait "pas changé" quant à la tenue des Jeux à Pyeongchang, le plus célèbre centre de sports d'hiver du pays. Il espère que les deux Corées, ennemies depuis 1953, conclueront une trêve olympique. 

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La veille, le 15 septembre, son porte-parole Mark Adamas avait assuré qu'il n'y a "pas de plan B" malgré les salves de provocations nord-coréennes. "Les Jeux olympiques sont en bonne voie", confiait-il alors. Un avis partagé par le président de la Fédération internationale de ski (FIS) et membre exécutif du CIO Gian Franco Kasper, pour qui "Pyeongchang sera le lieu le plus sûr pendant les JO". Pourtant, le 8 septembre, le doute subsistait. Il redoutait que "certaines nations puissent boycotter les Jeux parce qu'elles estimeraient qu'il y a un risque pour leurs athlètes". 

Si on n'en est pas encore là, les mots de Laura Flessel sur RTL font ressurgir cette crainte que les langues d'autres capitales à travers le monde ne se délient. En réponse, le comité d'organisation des Jeux a de nouveau martelé que la sécurité serait assurée. "La sûreté et la sécurité sont les aspects les plus importants de notre préparation", a répété le porte-parole du comité sud-coréen. Car, à Séoul, la peur d'un mouvement est réelle. Il ne faudrait pas que d'autres responsables politiques ou présidents de Fédérations viennent embrayer le pas de la ministre des Sports française, à cinq mois de la cérémonie d'ouverture des JO 2018.

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