La Grande Odyssée : le respect, moteur du chien

La Grande Odyssée : le respect, moteur du chien
La Grande Odyssée : l'aventure grandeur nature

Pour qu’un attelage de chiens de traîneaux fonctionne, il faut une combinaison de plusieurs facteurs. Le principal d’entre eux est dans la relation presque fusionnelle entre le musher et ses chiens, mais aussi et surtout une bonne connaissance de la psychologie du chien. Il faut aussi savoir composer son attelage. Mise au point alors que La 17e Grande Odyssée Savoie Mont Blanc bat son plein.

Le respect de la psychologie du chien est un élément important de la réussite dans des compétitions comme La Grande Odyssée Savoie Mont Blanc. Un chien de traîneau ne court que s’il en a envie, si sa motivation ("will to go" des Américains) est intacte. Ni les coups, ni le fouet ne permettent de l’obtenir ; ce sont bien les caresses, le respect, voire l’amour de l’animal qui constituent le moteur du chien.

La constitution de l’attelage nécessite de la part du musher de prendre en compte les relations mêmes qui existent entre chaque chien de la meute. Pas simple. Beaucoup d’expérience et beaucoup de patience sont nécessaires.

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Suzuki toujours dans l’aventure de la Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc

Les places dans l’attelage

Leader (ou lead-dog ou chien de tête) : le leader a deux rôles. Tout d’abord, il doit connaître parfaitement tous les ordres que lui donne le musher – a gauche (Haw), à droite (Gee), devant, doucement, stop, la piste, etc. Et il doit les appliquer quasiment instantanément. Et ensuite, c’est lui qui donne le rythme à l’attelage. Il doit avoir une envie inaltérable d’aller toujours plus loin.

Parfois, les mushers associent deux chiens qui disposent chacun d’une de ces qualités pour constituer une paire gagnante. Dans les courses les plus longues, les mushers ont plusieurs chiens qu’ils peuvent mettre en tête, afin de ne pas épuiser psychologiquement ses meilleurs chiens.

De même, certains chiens adorent les pistes dures et rapides et d’autres donnent le meilleur d’eux-mêmes dans la poudreuse. Dans un bon attelage, le musher doit pouvoir disposer d’une palette de caractère et de talents qui lui permettront d’affronter tout type de conditions avec sérénité.

Swing dogs : placés juste derrière les leaders, ils les assistent dans la direction de l’attelage et dans le tempo. Ce sont souvent de jeunes chiens en apprentissage, destinés à être placés en tête à l’avenir.

Team dogs : ce sont les équipiers de base. Des chiens qui ont la condition physique pour faire partie de l’attelage, mais à qui il manque quelque chose pour pouvoir être placé en tête. Si certains chiens font montre dès leur première année au harnais de qualités de leader, pour d’autres il faudra attendre 4 ou 5 ans avant qu’ils ne soient murs pour les responsabilités.

Wheel dogs : placés juste devant le traîneau, ces deux chiens ont un rôle primordial à jouer. Puissants, ce sont eux qui arrachent le traîneau au démarrage. Ils assistent par ailleurs le musher dans le pilotage du traîneau, en prenant les virages plus larges pour éviter de percuter des obstacles. A l’instar des leaders, ils doivent démontrer une formidable envie de courir.

Attention méprise courante : on confond souvent chien de tête et chef de meute, mais ces deux rôles n’ont rien à voir.

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Une organisation identique à une meute de loups

Une meute de chiens suit une organisation identique à celle des loups. Il y a le chef de meute, le loup alpha, puis le loup beta, etc. Chez les chiens, le chien le plus fort et le plus respecté est le chef de meute. Il s’impose à tous les chiens qui sont ses subalternes. Ce chien a un caractère très fort. Le chef de meute est capital à l’équilibre de la meute. Mais cela reste une hiérarchie dans lequel le musher n’intervient pas.

Le chien de tête est un chien qui doit entretenir une relation très forte avec son maître et lui être totalement soumis. Dès lors, c’est souvent un chien plus bas dans la hiérarchie qui remplira ce rôle à merveille. Plus soumis et plus obéissant, il appliquera plus aisément les commandes du musher. S’il arrive que le chien de tête soit aussi le chef de meute, les observations ont confirmé que cela restait une exception.

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