La Fifa perd l'organisation du Ballon d'Or, et ça commence dès janvier

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CHANGEMENT - Coorganisatrice de la cérémonie du Ballon d'Or depuis l'édition de 2010, la Fifa n'aura plus son mot à son dire. Ce vendredi, le journal France Football a annoncé qu'il rompait son partenariat avec l'instance internationale, retardant par ailleurs l'explication des nouvelles modalités.

Le Ballon d'Or va-t-il redevenir le Ballon d'Or ? Cette question trouvera des premières réponses la semaine prochaine, mardi pour être précis. C'est le jour choisi par France Football pour annoncer les nouvelles règles qui doivent désigner le lauréat de cette distinction créée en 1956. 

Afin de patienter, l'hebdomadaire sportif a déjà divulgué une première information ce vendredi, sur son compte Twitter  : la fin de son partenariat avec la Fifa à ce sujet, à prendre en compte dès la prochaine édition du Ballon d'Or 2016 qui aura lieu en janvier. 

Incluse depuis l'édition 2010 dans l'organisation de ce trophée censé célébrer le meilleur footballeur du monde chaque année, l'instance internationale avait participé au changement du choix des votants. Finie la restriction aux seuls journalistes, bienvenue aux capitaines de sélection et aux entraîneurs. 

Et si c'était la fin de l'hégémonie de Messi et Ronaldo ?

Lors des six dernières cérémonies, Lionel Messi (quatre victoires) et Cristiano Ronaldo (deux) ont été honorés, et ce même quand ils n'avaient pas brillé en Coupe du monde. En 2010, l'Argentine de Messi avait été battue par l'Allemagne en quarts de finale du Mondial, tandis que le Portugal de Ronaldo avait été sorti dès la phase de poules quatre ans plus tard, devancé par les Etats-Unis. 

Il n'est pas sûr que les deux vedettes du FC Barcelone et du Real Madrid continuent de monopoliser ces récompenses individuelles à l'avenir si elles "échouent" encore lors de la plus prestigieuse compétition internationale. Avant l'édition 2010, les années de Coupe du monde étaient marquées par la désignation quasi-systématique d'un Ballon d'Or champion du monde quelques mois plus tard. Les titres de Ronaldo (le Brésilien) et de Fabio Cannavaro en 2002 et 2006, du fait des seuls journalistes, avaient toutefois sucscité autant de polémiques que ceux attribués en 2010 et 2014. 

Quelle que soit la personnalité des votants, désigner un footballeur supérieur à tous les autres, qui plus est au sein d'une discipline complexe et collective, ne peut de toute façon échapper à la critique. Et c'est un moindre mal. 

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