Le "blind tennis", une discipline qui ne demande qu'à se développer en France

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REPORTAGE - Le "blind tennis" n'est pas encore reconnu chez nous, alors que dans d'autres pays, il connaît un veritable succès. Nous sommes allés à la rencontre en France de ceux qui le pratiquent.

"On a pas quelque chose en moins, mais quelque chose en plus", nous explique Ophélie, adepte du blind-tennis. La jeune femme, aveugle depuis trois ans, pratique ce sport de façon régulière. Et sa performance est impressionnante : quand nous la rencontrons sur un cour de tennis, elle rattrape quasiment toutes les balles. En France, on connaît peu la pratique, qui pourtant est développé dans de nombreux pays : le blind-tennis permet aux mal-voyants et aveugles de pratiquer le tennis.


Née au Japon dans les années 90, cette discipline est plutôt simple à mettre en place : le terrain est plus petit, avec une bande en relief au sol, et la balle, plus légère (en mousse) et plus petite, comporte un grelot, qui permet au joueur d'identifier l'emplacement de la balle grâce au bruit qu'elle produit. "Je vois d'une autre manière", nous explique ainsi Ophélie.

Joël Carton, président de la Fédération française de tennis pour aveugle et mal-voyant, tente de développer ce sport en France. A l'heure actuelle, il n'y a en moyenne que 80.000 adeptes de la discipline dans l'hexagone (contre 3,9 millions de personnes aveugles ou déficientes visuelles), avec seulement une dizaine de clubs. Mais grâce aux formations qu'il propose, aux mal-voyants comme aux voyants, il entend bien faire connaître ce sport. 


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