Le journal des playoffs : Tony Parker et les Spurs assomment OKC

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NBA - San Antonio a remporté le premier match des Finales de la Conférence Ouest face à Oklahoma City la nuit dernière, au AT&T Center (122-105). Tim Duncan, Manu Ginobili et Tony Parker, rayonnants, ont éclipsé Kevin Durant et Russell Westbrook, pourtant énormes. Le Game 2 se déroulera dans la nuit de mercredi à jeudi, toujours dans le Texas.

Poncif ou vérité profonde ? La frontière est souvent ténue en matière de sport. En effet, comment expliquer autrement qu'avec un bon vieux "un seul être vous manque et tout est dépeuplé" la déroute du Thunder sur le parquet des Spurs, lundi soir, dans le match 1 de la finale de Conférence Ouest de la NBA ? La lourdeur du score (122-105) renvoie ainsi immanquablement à l'absence de Serge Ibaka (mollet), surtout avec 66 points encaissés depuis la raquette (record des playoffs), où le colosse règne habituellement en maître. Mais il ne faut pas non plus s'y tromper : San Antonio a plus gagné le match qu'Oklahoma ne l'a perdu.

Pour relativiser cette absence, notons par exemple que lors de leur douze dernières confrontations face au Thunder, les Texans ont marqué 41 points en moyenne dans cette zone décisive... en présence d'Ibaka. Cela n'avait pas empêché OKC d'éliminer les Spurs il y a deux ans, déjà en finale de Conférence. Une rivalité entre les deux franchises s'est-elle installée ? "On a du respect pour eux, a nuancé Tony Parker. C’est une grande équipe, avec le MVP de la saison, un des meilleurs meneurs (Kevin Durant, ndlr). Ils nous forcent à livrer notre meilleur basket et je pense qu’il est bon d’avoir un peu peur d’eux. Ils sont plus jeunes, plus athlétiques. On doit se rapprocher de la perfection."

Tony Parker : "Ces passes décisives, les défenseurs adverses me les ont données"

Le Français a accordé ses paroles avec ses actes. Lundi soir, il a encore porté les siens, malgré une toute récente lésion à une cuisse. "Je me sens bien. Et je pense que cela ira encore mieux dans le match 2", promet-il pourtant. On a hâte de voir cela, après une soirée à 12 passes décisives (son record dans ces playoffs) conjuguées à 14 points, soit un "double-double" dans le jargon (deux stats à deux chiffres dans le même match). Mais ce TP virevoltant a cependant tenu à rendre à César ce qui lui appartient : "Ces passes, les défenseurs adverses me les ont données. Dans les deux premières séries (contre Dallas et Portland), on m’a laissé shooter. OKC a décidé de faire prise à deux, de sortir vite sur moi. Du coup, Tim (Duncan) et Tiago (Splitter) étaient libres sous le cercle."

Résultat : dès la mi-temps, le Thunder avait encaissé 67 points, soit 15 de moins que San Antonio. Ensuite, on a vu Russell Westbrook marquer 12 de ses 25 points (à 9/21 aux tirs, excusez du peu) dans le 3ème quart-temps. Ou encore, au tout début du dernier quart, Kevin Durant, mis sur orbite par Kawhi Leonard, s'envoler pour un incroyable panier récompensant une performance XXL (28 points, 9 rebonds, 5 passes). Mais tout cela n'a pas suffi et ne suffira donc sans doute pas. Dans le même temps, Tim Duncan continuait d'enquiller 27 points. "Les Spurs ont livré un grand match, reconnaissait Scott Brooks, l’entraîneur du Thunder. On va devoir jouer bien mieux défensivement pour gagner." Problème : la réciproque est aussi vraie. Boris Diaw, le visage tuméfié : "On a attaqué sans cesse, on aurait pu faire encore mieux en défense." Une équation insoluble. Pour OKC.

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