Le marathon en moins de 2 heures ? La tentative, c'est pour samedi

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42,195KM - Trois spécialistes de la course de fond, parmi lesquels Eliud Kipchoge, le champion olympique en titre de la distance, essayeront samedi de finir un marathon sous la barre mythique des 2 heures. Un hypothétique exploit qui ne sera toutefois pas homologué comme record du monde. On vous explique pourquoi.

C’est un seuil mythique qui a longtemps paru inatteignable. De l’avis de nombreux coureurs, amateurs ou spécialistes, finir un marathon (42,195km) en moins de 2 heures tient tout bonnement de l’objectif irréaliste, voire de l’exploit impossible. Et pourtant. Trois spécialistes du fond, parmi lesquels le champion olympique kényan en titre de la distance Eliud Kipchoge, vont essayer samedi de s’attaquer à cette barre infranchissable. 


Sous la houlette de l’équipementier Nike - qui réalise là une belle opération publicitaire -, Kipchoge et ses deux partenaires, l'Éthiopien Lelisa Desisa, double vainqueur du très difficile marathon de Boston, et l'Érythréen Zernesay Tadese, quintuple champion du monde de semi-marathon, se retrouveront à 5h45 du matin sur le circuit automobile italien de Monza pour cette folle tentative. 


Pour rappel, l’actuel record du monde, établi en 2014 à Berlin, parcours réputé propice aux chronos, par le Kényan Dennis Kimetto, est de 2 heures 02 minutes 57 secondes. 

Des conditions un peu spéciales...

Les trois hommes bénéficieront de plusieurs appuis technologiques, dans le domaine de l'aérodynamisme par exemple avec une chaussure spécialement conçue pour l'occasion pour mieux pénétrer dans l'air (avec une plaque en carbone glissée dans la semelle). Et contrairement à ce qui se fait dans le cadre d’une course classique, des lièvres (ndlr : meneurs d'allures) frais seront lancés en cours d'essai, tandis qu’ils pourront profiter de l’aspiration d’un camion les précédant. En outre, ces lièvres ravitailleront directement Kipchoge et ses deux acolytes qui, du même coup, n'auront pas à batailler aux abords des traditionnels ravitaillements d'un marathon classique. 


Des conditions un peu spéciales qui auront des conséquences directes puisque les temps enregistrés ne seront homologués, si record il y a, par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF). Si bien qu'en compétition, la barre des 2 heures devrait rester encore longtemps un seuil mythique.

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