VIDÉO - Le trophée de la Coupe du monde, les petites histoires du Graal des footballeurs

FACE CACHÉE - C'est une distinction qui n'a pas d'égal. Pourtant, on ne sait pas grand-chose du trophée de la Coupe du monde. LCI se plonge dans l'histoire souvent méconnue du prix le plus convoité du football, lors de son passage en France, dans le cadre de sa tournée planétaire à moins de trois mois du Mondial en Russie.

Le 15 juillet prochain, à la nuit tombée, il sera brandi par le capitaine de l'équipe sacrée dans le stade de Loujniki à Moscou. Devenu le titre le plus convoité et le plus prestigieux du football, le trophée de la Coupe du monde est aussi célèbre que la compétition elle-même. Son histoire, parsemée d'embûches, recèle d'une multitude d'anecdotes et de secrets méconnus. 


Ces mardi 20 et mercredi 21 mars, la statuette fait escale à Paris puis à Reims, vingt ans après la victoire des Bleus et à moins de trois mois du coup d'envoi de l'édition 2018 en Russie. L'occasion pour LCI de revenir sur la face cachée de ce trophée majeur. 

Une boîte à chaussures pour tromper les nazis

En premier lieu, la Coupe du monde n'a pas toujours eu la forme d'un globe soutenu par deux footballeurs. Le trophée original, commandé par le président français de la Fédération internationale de football Jules Rimet au sculpteur parisien Abel Lafleur, et décerné de 1930 à 1970, épousait les formes de la déesse grecque Niké, divinité symbolisant la victoire, tenant un calice octogonal au-dessus d'elle. La statuette en or, mesurant 35 centimètres et pesant 4 kilos, reposait sur un socle confectionné avec de pierres fines. L'objet le plus convoité et célèbre de la planète a par ailleurs connu une histoire pour le moins mouvementée.

En accord avec le règlement de la Fifa, et comme souhaité par son président Jules Rimet à l'époque, la nation sacrée se voyait octroyer le droit de conserver la Coupe du monde pendant quatre ans avant de la remettre en jeu lors de l'édition suivante. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le trophée séjourne ainsi en Italie, championne du monde en 1938. Le président de la Fédération italienne Ottorino Barassi le retire discrètement d'une banque de Rome avant de le mettre à l'abri dans une boîte cachée sous son lit. Les soldats nazis, sur ordre d'Hitler, investissent à plusieurs reprises son domicile, à la recherche du butin. En vain.  

La Victoire ailée définitivement envolée ?

Mais le trophée Jules-Rimet n'est sauvé qu'un temps. En 1966, la statuette est dérobée lors d'une exposition à Londres, quelques semaines avant le Mondial. Scotland Yard est sur les dents, le Royaume tremble. Alors que l'enquête s'enlise, après une fausse demande de rançon, l'affaire est finalement résolue par un petit chien Pickles et son maître David Corbett, qui retrouvent l'objet dissimulé dans un buisson, d'un jardin de la banlieue londonienne. 


En 1983, et alors qu'il est en possession du Brésil, conformément au règlement de la Fifa de l'époque, stipulant que tout pays vainqueur de la compétition à trois reprises en devient propriétaire, le trophée est de nouveau volé à Rio, dans les locaux de la Fédération brésilienne (CBF). L'armoire avec une façade de verre pare-balles, dans laquelle est gardée la coupe, est forcée. Elle ne sera jamais retrouvée malgré interpellation de quatre hommes. Selon la rumeur, les voleurs l'auraient fait fondre afin d'en récupérer l'or. Mais le Financial Times a balayé cette possibilité puisque son alliage d'or et d'argent rend impossible ce procédé. Une réplique, crée par Eastman Kodak, a toutefois été fabriquée pour réparer le préjudice. 

Un trophée mis sous clé par la Fifa

La Coupe Jules-Rimet appartenant définitivement à la Seleção, après son troisième sacre en 1970, la Fifa se met alors en quête d'un nouveau trophée. Pour la dixième édition du Mondial, en 1974, un nouvelle pièce est commandée. Après examen de dizaines de propositions, le choix se porte finalement sur le travail du sculpteur italien Silvio Gazzaniga. La statuette (voir ci-dessous), de 36,8 centimètres de haut et faite de cinq kilos d'or 18 carats, met en lumière deux sportifs transcendés par la victoire soulevant la Terre. Pour vous la faire courte, il s'agit du trophée de la Coupe du monde tel qu'on le connaît aujourd'hui, que les Bleus ont soulevé en 1998.

Pour éviter de nouvelles mésaventures, le règlement de la Fifa évolue. Le trophée original reste la propriété de l'instance mondiale du football. Les vainqueurs ne le conservent plus jusqu'à l'édition suivante mais se voient remettre une réplique en plaqué or. Impossible toutefois de savoir quand le transfert entre les deux statuettes s'effectue. Un secret, là aussi, bien gardé. 

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Coupe du monde de football 2018 en Russie

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