Les Jeux à Paris, ce n'est pas encore gagné

Les Jeux à Paris, ce n'est pas encore gagné

DirectLCI
ESPRIT OLYMPIQUE - Un sondage Ipsos pour L'Equipe relate que 52% des Français se disent favorables à une candidature de Paris pour l'organisation des JO 2024. ''Luxe que la France ne peut pas se permettre'', pour un Français sur deux, il reste toujours envisagé par les institutions, en visite sur le site de Londres lundi.

Tu veux ou tu veux pas ? Si les Jeux olympiques de 2024 semblent encore loin, une éventuelle candidature se décide maintenant. Et alors qu'un dossier doit être réalisé avant septembre 2015, la France et la ville de Paris multiplient les actions pour tâter le terrain. Après Sotchi, où ils ont pu réseauter et humer ce qui plaît aux électeurs, les responsables du sport français ont visité Londres, lundi, 18 mois après l'édition 2012, pour constater s'il y a une vie après les Jeux. Pas candidat, pas désintéressé non plus, Paris place ses pions. Et ce n'est pas encore gagné.

Ce mardi, un sondage Ipsos publié par L'Equipe explique que 52 % des Français sont favorables à l'organisation des Jeux dans leur capitale en 2024. Si les avis négatifs peuvent facilement être changés avec de la médiation et de la communication, les a priori ne sont pas forcément bons. Les JO sont ainsi ''un luxe que la France ne peut pas se permettre par ces temps de crise'' pour 55 % des hexagonaux sondés. Et seulement un quart des Français estiment que décrocher l'organisation bénéficierait au pays entier.

Fourneyron : ''Porter un projet pour les Français''

Sans adhésion totale des citoyens, pas question de se lancer, jure la ministre des Sports Valérie Fourneyron, présente lundi à Londres. ''Ces chiffres montrent qu'il faut aller encore plus loin pour emmener une adhésion plus importante. On n'est pas candidat pour être candidat. On est candidat pour porter un projet pour les Français'', assure Fourneyron. En expliquant, en premier lieu, que les Jeux ne sont pas si coûteux, qu'ils permettent une amélioration des équipements sportifs (73 % le croient déjà, selon le sondage) et peuvent accélérer le développement d'une zone défavorisée et délaissée, comme les quartiers est de Londres l'étaient.

Après l'échec de 2005 (pour l'organisation des Jeux 2012), le comité olympique français avait promis qu'il n'y aurait pas de candidature française avant 2024, soit 100 ans après Paris 1924. Selon la rotation implicite des continents, la flamme olympique a plus de chances de revenir en Europe après son escapade en Amérique du Sud (Rio 2016) et en Asie (Tokyo 2020). Mais les candidats sont déjà nombreux. L'Afrique rêve d'organiser les premiers Jeux de son histoire (Nairobi, Casablanca, Durban), les Etats-Unis veulent les rapatrier alors qu'ils ne les ont plus organisés depuis 1996, d'autres villes européennes sont sur le coup (dont Istanbul, recalé de peu pour 2020) et Doha en rêve également. 2024 est encore très loin.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter