Les Seahawks survolent le Superbowl

Les Seahawks survolent le Superbowl

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FOOT US - Les Seahawks de Seattle ont littéralement humilié les Broncos de Denver pour remporter le premier Super Bowl de leur histoire avec la manière (43-8), dimanche à East Rutherford, en banlieue de New York.

Le triomphe de Seattle contre Denver (43-8), dimanche soir au MetLife Stadium de New York, à l'occasion du Superbowl, la grande finale de la NFL (le Championnat américain de football US), a surpris bien des observateurs. Parce que jamais les Seahawks ne l'avaient emporté. Parce que les Broncos et leur attaque de feu leur promettaient bien des misères. Parce que les trois éditions précédentes avaient été particulièrement serrées. Mais cette large victoire résulte en fait de la plus pure logique sportive. Parce que ce titre est venu récompenser une montée en puissance longue de deux saisons, les aboutissements se forgeant toujours dans l'échec. Parce que la meilleure défense de la Ligue a disposé de la meilleure attaque, un grand classique de l'histoire du sport : les attaques gagnent des matches, les défenses des trophées.

L'opposition de style annoncée n'a donc pas eu lieu. L'opposition non plus, d'ailleurs... Seattle, au sommet de son art dissuasif, a littéralement verrouillé toutes les velléités offensives adverses. Le premier drive des Broncos ne dure ainsi que douze secondes... et se termine sur un safety permettant au Seahawks de prendre très vite l'avantage (2-0, 1ère minute). Le début d'un festival : suivent deux field goals de Steven Hauschka (8-0, 13e), avant que Marshawn Lynch (15-0, 18e) puis Malcolm Smith (22-0, 27e) ne plient l'affaire dans le deuxième quart, le second se payant, en outre, le luxe d'un retour d’interception de 69 yards plein de panache pour porter le score à 22-0 à la pause. Tout simplement du jamais vu dans un Superbowl.

Récital

On se dit alors que les Broncos, portés par leur quaterback star Peyton Manning, tout juste élu meilleur joueur de la Ligue pour la cinquième année de suite (un record), vont réagir à l'orgueil. Mais non. Au contraire, sur le coup d’envoi de la seconde période, Percy Harvin remonte le terrain sur 87 yards et inscrit un nouveau touchdown au terme d'un slalom épique (29-0, 31e). Le coup de grâce ? Même pas : dix minutes et quelques secondes plus tard, Jermaine Kearse, parfaitement servi par Russell Wilson, y va, à son tour, de son envolée en solo pour humilier la défense adverse et atteindre lui aussi la terre promise (36-0, 42e).

Il faudra en fait attendre la fin du troisième quart et une première (et tardive) fulgurance de Peyton Manning pour que Denver trouve le moyen d'inscrire des points, par l’intermédiaire de Demaryius Thomas (8-36, 45e). Un détail de l'histoire, les Seahawks prenant soin de ponctuer leur récital d'un ultime touchdown, œuvre de Doug Baldwin (43-8, 49e) sur une nouvelle passe majestueuse du quaterback Russell Wilson. Lequel, malgré d'excellentes statistiques (18/24 à la passe, 206 yards) ne sera même pas désigné MVP (most valuable player, le meilleur joueur, ndlr) de la finale. Chose rare (c'est seulement la quatrième fois dans l'histoire du Superbowl), mais ô combien symbolique : c'est à un joueur défensif, le linebacker Malcolm Smith, qu'est revenu cet honneur.

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