Ligue 1 : battu (3-1) à Nice, le PSG laisse le champ libre à Monaco

Ligue 1 : battu (3-1) à Nice, le PSG laisse le champ libre à Monaco

FOOTBALL - Le PSG, quadruple champion de France en titre, battu sèchement à Nice (3-1) ce dimanche soir, laisse le leader Monaco filer vers le sacre en L1, avec trois points en plus et surtout un match en retard, supplémentaire, à jouer.

Si Nice, 3e, est décroché dans la lutte pour le titre de champion de France depuis déjà quelques semaines, une occasion en or lui était offerte de jouer les arbitres dans le duel final haletant qui oppose Monaco et Paris. Belhanda avait fait monter la sauce juste avant le Nice-PSG de ce dimanche soir : "Je suis pour Monaco, il faut que ça change. Paris est sur le trône depuis trop longtemps." Les Aiglons étaient motivés, et ça s’est vu : ils se sont imposés à l’énergie (3-1), laissant les Parisiens K.O debout durant une bonne partie du match. Résultat : voilà les Monégasques seuls en tête, avec trois points d’avance, et un match en retard contre Saint-Étienne, à disputer le 17 mai, qui pourrait doubler leur marge.

L’histoire de la saison niçoise est aussi celle d'une équipe construite avec bien moins de moyens que celles de Lyon ou Marseille, mais capable de tenir longtemps la dragée haute à l’ASM et au PSG, les deux clubs les plus riches de la Ligue 1. Ainsi, pendant que Guedes, cet attaquant portugais récemment recruté pour 30 millions d’euros par Paris croupissait sur le banc, c’est Mario Balotelli, venu gratuitement sur la Côte d’Azur pour se relancer cet été, qui a ouvert le score ce dimanche soir, d’un impeccable enroulé du gauche à la 26e minute. Ce n’est pas un jugement de valeurs, mais le rappel d’un principe simple : 11 joueurs en symbiose vaudront toujours mieux que 11 talents individuels additionnés. À Nice, et pour la première fois de sa carrière, Balotelli n’est qu’un élément parmi d’autres, au service d'une même cause. 

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Durant les 20 premières minutes, pourtant, le PSG avait dominé les débats dans les grandes largeurs. Mais les Aiglons avaient vaillamment fait corps, avant de s’envoler dans les espaces qui s’ouvraient devant eux à chaque récupération du ballon. Après le but de l'Italien, les mouches ont changé d’âne. Paris n’y était plus. Ni avant, ni après la pause. Et Pereira a profité de ce flottement pour déclencher une frappe flottante, du gauche, expédiée dans la lucarne droite du pauvre Trapp à la 48e. C’est seulement ensuite que les hommes d’Emery ont réagi en équipe, poussant jusqu’à réduire le score par Thiago Silva, à la réception d’un corner de Di Maria à la 64e.

La suite et la fin de la rencontre ont juste confirmé ce qu’on avait vu jusqu’alors. Des Niçois solidaires et valeureux, ne lâchant absolument rien en défense. Puis un contre fatal, conclu par une tête de Donis, à la 92e. Entre-temps, les Parisiens n’auront témoigné de rien d’autre que de leur nervosité : Cavani, auteur d'une charge au corps très limite sur l’entraîneur niçois Lucien Favre (qui refusait de lui donner le ballon), échappera de peu au carton rouge ; Thiago Motta et Di Maria, en revanche, seront tous deux expulsés pour de mauvais gestes, dans les arrêts de jeu. Pour ce qui est de leur supériorité supposée, on repassera. 

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