L'OM à la rue dans son nouveau stade

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LIGUE 1 – Dans un stade Vélodrome flambant neuf, les Marseillais sont complètement passés au travers de leur réception de Montpellier. Défaits 2-0 par les hommes entraînés par Roland Courbis, ils ont montré des limites à tous les niveaux. Marcelo Bielsa a encore beaucoup de travail à effectuer.

Roland Courbis a donné une belle leçon de réalisme à Marcelo Bielsa en cette fin d'après-midi dominicale. En mettant en place un gros bloc bien compact derrière, il a complètement anesthésié les rares intentions marseillaises. Mieux encore, en alignant des joueurs plutôt rapides sur les côtés, à l'image d'Anthony Mounier notamment, il a complètement remis en question le système mis en place par l'entraîneur argentin. Montpellier mérite amplement sa victoire, tant l'OM a fait de la peine à voir, pour sa première dans le Vélodrome 2.0.

De la naïveté à tous les niveaux

D'entrée de match, les phocéens ont montré des premiers signes de fébrilité. Brice Dja Djedje a ouvert le bal, en perdant un ballon près de sa surface, mais Steve Mandanda s'est interposé devant Benjamin Stambouli. Le portier ne pouvait rien faire par contre, sur l'action suivante où Nicolas N'Koulou mal aligné, permettait à Mounier de filer seul au but et d'ouvrir le score d'un joli lob (0-1; 18').

Au lieu de se concentrer et de prendre le temps d'analyser les failles adverses, les Marseillais sont partis à l'abordage, chacun voulant jouer au sauveur. Hormis un cafouillage devant la cage de Geoffrey Jourdren, ils n'ont rien réussi de toute la première période. Menés à la pause, ils ont laissé les minutes passer inexorablement, se contentant de quelques semblants de réaction.

Puis on a vu Marcelo Bielsa passablement s'énerver lorsqu'André Ayew était incapable de se trouver un maillot de rechange, les deux premiers devenant hors d'usage car maculés de sang suite aux points de suture dont il a bénéficié sur le crâne après un choc en première période. Résultat des courses, sortie du Ghanéen et entrée d'un Dimitri Payet tout aussi impliqué que la semaine passée à Bastia. En un mot, inoffensif. 

Montpellier a gardé sa philosophie

Toujours aussi bien arc-boutés dans leurs retranchements, les Héraultais n'avaient qu'à écarter sur les côtés pour se montrer incisifs. Après l'entrée de Michy Batshuayi pour apporter du poids à l'attaque bien stérile, les boulevards s'ouvraient forcément dans la défense des menés au score.

Sur un énième contre express, Mounier s'offrait sa première passe décisive sans la moindre opposition. Morgan Sanson marquait dans le but vide, et scellait la victoire des visiteurs (0-2; 69e). Les réactions marseillaises se faisaient trop rares par la suite. Romain Alessandrini, bien insipide lui aussi ce dimanche, a trouvé le poteau dans les minutes suivantes, il s'agissait là de la seule véritable opportunité de réduire le score.

Sans trop forcer, les Montpelliérains géraient la suite des événements, et les supporters commençaient déjà à délaisser la si belle enceinte. Cette fois encore, les trois points n'iront pas dans la besace de leurs chouchous. De toute manière, ils ne méritaient pas autre chose qu'un zéro pointé, tant les fondamentaux du football ont été galvaudés ce dimanche. Avec un seul point en deux matchs, l'OM tutoie déjà les places de relégables. La métamorphose annoncée n'est pas encore d'actualité.

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