Marathon : ils vont courir pour les autres

Marathon : ils vont courir pour les autres

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COURSE A PIED – Phénomène jusque-là peu répandu en France, le "charity running"est pleine expansion. A l'occasion du 38e marathon de Paris, dimanche, metronews vous explique comment certains concurrents vont courir afin de récolter de l'argent pour des associations caritatives.

Pour avancer, il faut des jambes et du cœur. Et parmi les 50 000 inscrits au 38e Schneider Electric marathon de Paris , qui s'élancera dimanche matin, 400 ne vont pas parcourir les 42,195 km de l'épreuve pour l'exploit mais pour les autres. Phénomène en pleine expansion, le charity running, qui consiste à courir au nom d'une association et récolter des dons, fait de plus en plus d'adeptes.

Lors du semi-marathon déjà, le 2 mars dernier, tous les records ont été battus, et les 1 500 coureurs solidaires présents ont récolté 600 000 euros contre 100 000 un an plus tôt. Sans atteindre les sommets des courses anglo-saxonnes où la pratique a vu le jour (65 millions d'euros récoltés lors du marathon de Londres), Paris suit tout de même la cadence.

600 euros minimum récoltés par coureur solidaire

"Il y a 280 000 euros collectés pour le marathon, confie à metronews Guillaume Desnoës, cofondateur de la société Alvarum qui met en relation les associations et les coureurs. C'est moins que sur le semi, qui est plus grand public, mais en tout, ça fait presque 900 000 euros de dons sur les deux épreuves."
Des sommes qui sont ensuite réparties entre une vingtaine de partenaires (La Croix-Rouge française, Institut Pasteur, Clowns sans frontières...), en fonction de l'association choisie par le coureur.

Emmanuelle a décidé de s'investir pour Imagine For Margo , qui œuvre pour la lutte contre le cancer.
Comme tous les autres fundraisers (collecteurs de fonds), cette Parisienne de 39 ans s'est inscrite sur le site Challenges Alvarum, s'est acquittée des 65 euros de droit d'inscription au marathon de Paris (la fourchette basse des prix qui peuvent grimper jusqu'à 115 euros) et s'est engagée à récolter un minimum de 600 euros pour que son dossard soit validé.

"J'ai choisi une cause qui me touchait personnellement, nous explique celle qui va disputer dimanche son premier marathon. J'ai sollicité mes proches, mes connaissances afin de réunir la somme minimum et ça s'est fait très rapidement." Double source de motivation, le charity running lui permet d'œuvrer pour les autres mais aussi de tenir pour eux. "S'il n'y avait pas Imagine For Margo et les gens qui ont donné, je crois que j'aurais abandonné en cours de route, estime encore Emmanuelle. Mais là, je me sens obligé d'aller au bout".

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