Masters 1000 Madrid : face à Nadal, Nishikori sort de l'ombre

Masters 1000 Madrid : face à Nadal, Nishikori sort de l'ombre

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TENNIS - L'Espagnol Rafael Nadal a remporté ce dimanche le tournoi ATP de Madrid en battant en finale le Japonais Kei Nishikori sur abandon, 2-6, 6-4, 3-0. Mais l'histoire retiendra surtout le vaincu du jour, touché au dos depuis plusieurs jours et qui a largement dominé le n°1 mondial avant que ses douleurs ne le rattrapent.

Le grand public a découvert Kei Nishikori l'année dernière, à Roland-Garros. Cet épatant Japonais avait alors longtemps déjoué les pronostics avant de s'incliner avec les honneurs en 8es de finale face au futur vainqueur, Rafael Nadal (6-4 ; 6-1 ; 6-3). On a retrouvé les deux hommes ce dimanche, à Madrid, en finale du Masters 1000. L'Espagnol s'est encore imposé, cette fois sur un abandon de son adversaire. Mais entre-temps, le rapport de forces a changé. Et pas qu'un peu.

C'est en n°9 mondial que le Nippon au bandeau de samouraï a affronté le n°1. Mais beaucoup s'attendaient à ne pas le voir entrer sur le court pour disputer cette finale, la faute à des douleurs récurrentes dans le bas du dos qui ont failli lui coûter sa victoire en demie. En effet, c'est après avoir laissé filer neuf balles de match (!) que Nishikori a finalement disposé de David Ferrer au terme d'un combat épique (7-6 ; 5-7 ; 6-3) où il devait se faire masser entre chaque jeu.

Qui a vraiment gagné ?

Il est rarissime de voir un Espagnol mordre la poussière, surtout sur terre battue. Surtout quand il s'agit de Rafael Nadal. C'est pourtant ce qu'il s'était passé il y a deux semaines, à Barcelone, où le Majorquin avait été éliminé en quarts et où le Japonais avait triomphé. Alors, ce dimanche, on a longtemps cru que l'impossible se concrétisait quand un Nishikori en souffrance réduisait à néant la force de frappe du meilleur joueur du monde sur sa surface de prédilection, pour rapidement mener 6-2 ; 4-2.

Mais c'est à ce moment précis que le Japonais a craqué physiquement. Nadal, plus déterminé que jamais et porté par son public, n'a plus perdu un seul jeu, tandis que son adversaire peinait à se déplacer et manquait des coups faciles. Jusqu'à se résoudre à abandonner. Certes, l'Espagnol a soulevé le trophée et beaucoup y verront un heureux présage à deux semaines de Roland-Garros. Mais, entraîné par Michael Chang depuis janvier, c'est Nishikori qui est apparu métamorphosé au meilleur moment. Sans ce dos blessé, qui sait ce qui se serait passé ? Et ce qui se passera à Paris ?

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