Menace terroriste : le marathon de Paris sous très haute surveillance

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VIGILANCE - Dans le contexte anxiogène des attentats en France de novembre et ceux de Bruxelles la semaine passée, le 40e marathon de Paris est l'objet de toute les attentions. Un dispositif de sécurité accru sera d'ailleurs mis en place dimanche pour assurer la protection des 50.000 participants et des 250.000 spectateurs attendus tout le long des 42,195 km du parcours.

Des vigiles, des physionomistes et des détecteurs de métaux : la 40e édition du marathon de Paris dimanche dans les rues de la capitale se retrouve placée sous le signe d'une sécurité renforcée en raison de la menace terroriste. En 40 années d'existence, le marathon de Paris n'a été annulé qu'à une seule reprise, en 1991, en raison de la guerre du Golfe. Cette fois, l'annulation n'a pas été envisagée, selon les organisateurs, malgré la menace terroriste et le souvenir du double attentat visant le marathon de Boston (3 morts et 264 blessés) en avril 2013.

"Non, à aucun moment il n'a été question d'annuler le marathon, comme à un aucun moment il n'a été question d'annuler l'Euro-2016 de football ou le Tour de France. La question ne se pose pas", a asséné Yann Le Moenner, directeur général du groupe Amaury Sport Organisation (ASO), organisateur du marathon. Par contre les responsables de l'épreuve, en lien étroit avec la Préfecture de Police de Paris, en charge de la sécurité, ont concocté un dispositif de sécurité "considérablement renforcé".

Fouilles, détecteurs de métaux et physionomistes...

"Nous avons eu ces dernières semaines des réunions régulières avec la Préfecture de Police de Paris, et on peut dire que le dispositif prévu a été considérablement renforcé", explique Edouard Cassignol, directeur du marathon. Car le défi sécuritaire est immense, puisque aux 50.000 participants (pour 57.000 inscrits) qui sont attendus, viendront  s'ajouter près de 250.000 spectateurs (comptage 2015) massés sur les 42,195 km d'un parcours qui traverse Paris d'est en ouest, entre Bois de Boulogne et Bois de Vincennes... 

"Nous ne pouvons pas en dire beaucoup plus car nous avons pris l'engagement de ne pas dévoiler les détails du dispositif, la confidentialité en assure toute l'efficacité", explique encore M. Cassignol. Le directeur de l'épreuve indiquant cependant que, côté organisateurs, le dispositif a également été "sensiblement renforcé". "Nous avons augmenté significativement le nombre de vigiles de sécurité, nous avons renforcé les fouilles de bagages, à la fois en termes de ressources et de matériaux puisque les personnels seront équipés de détecteurs de métaux, détaille d'ailleurs Yann Le Moenner, Nous avons aussi prévu des physionomistes, des personnes formées pour détecter tous les comportements anormaux, et enfin nous avons briefé nos presque 3.000 bénévoles sur le fait d'être vigilant le jour J", a-t-il annoncé.

"Il n'y a absolument pas de psychose"

Concrètement, il y a "un renforcement extrêmement sensible des zones de départ et d'arrivée. Les Champs-Elysées ne sont pas interdits au public mais les dispositifs seront renforcés de manière significative sur les Champs (zone de départ)", souligne Yann Le Moenner.


Comme lors du récent semi-marathon de Paris, l'ensemble du dispositif de direction des secours, placé dans la zone d'arrivée (avenue Foch), a été dupliqué au sein du commandement opérationnel de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, offrant aux secours un plan B en cas de souci sur cette zone sensible. Pour le moment, les responsables affirment n'avoir pas reçu de remontées particulières venant de participants qui, inquiets de la situation, renonceraient finalement à prendre le départ. 

"Après les événements du 13 novembre, nous avons reçu beaucoup de mails nous demandant si le marathon était maintenu. Notamment des mails d'Américains et d'étrangers. Ce phénomène ne s'est pas reproduit après les événements dramatiques des dernières semaines. Je pense que nous aurons très peu de marathoniens qui annuleront. Il n'y a absolument pas de psychose."

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