Le président du Barça se paie le PSG après le départ de Neymar : "Ce club est à nous, il n'appartient ni à un cheikh, ni à un oligarque"

Le président du Barça se paie le PSG après le départ de Neymar : "Ce club est à nous, il n'appartient ni à un cheikh, ni à un oligarque"
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RANCŒUR - Muet depuis le transfert de Neymar au PSG la semaine dernière, Josep Maria Bartomeu a rompu son silence ce lundi devant les socios du Barça. Le président du club catalan n'a pu contenir son amertume à l'égard de la star brésilienne et de son nouveau club, lâchant quelques bombes.

"Aucun joueur n'est au-dessus du Barça." C'est par ces mots forts que Josep Maria Bartomeu a commenté pour la première fois, lundi 7 août, le départ de Neymar, acheté par le PSG jeudi dernier pour 222 millions d'euros, le montant de sa clause libératoire (ou de cession). "Neymar a participé au succès de notre club, mais c'est maintenant de l'histoire ancienne", a déclaré le président du Barça en préambule du Congrès mondial des supporters du club catalan. "Il a pris cette décision bien que nous ayons tout fait pour qu’il reste. Nous devons respecter cette décision même si nous ne la partageons pas. Aucun joueur n'est plus grand que le Barça."

Nous attendions plus d'honnêtetéJosep Maria Bartomeu

Amer, Bartomeu a poursuivi sur ce thème, tambour battant. "Il a souhaité partir. C'est sa décision bien que nous ayons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour qu'il reste. Nous respectons sa décision, même si nous ne la partageons pas. Mais la forme n'est pas correcte. Il ne s'est pas comporté comme un joueur de Barcelone. Nous attendions plus d'honnêteté", a-t-il ajouté, face à la foule massée devant lui.

Désireux de balayer les critiques concernant la gestion du dossier Neymar, le président du Barça a rappelé que tout avait été fait en interne. "Nous avions anticipé qu'il puisse partir, c'est pourquoi nous avons augmenté sa clause de cession dans le nouveau contrat", s'est-il défendu. La clause de "Ney" était d'ailleurs passée de 200 à 222 millions d'euros le 1er juillet dernier. "S'il était resté, nous aurions gardé un bon joueur. En partant, il paierait la clause et nous aurions la garantie de pouvoir faire venir de nouveaux joueurs. Maintenant, nous travaillons pour lui trouver des remplaçants." À ce sujet,alors qu'il est fait état de négociations avec Dortmund pour faire venir Dembélé à prix d'or ou avec Monaco pour faire venir Mbappé, il a prévenu qu'il ferait preuve de "prudence" : "Les 222 millions d'euros que nous avons reçus seront gérés avec prudence, rigueur et sérénité."

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Que peut-on faire avec les 222 millions d'euros du transfert de Neymar ?

Ce club est à nous, pas à un cheikhJosep Maria Bartomeu

Pour achever sa démonstration, Josep Maria Bartomeu s'en est pris ouvertement aux dirigeants du PSG. "Nous sommes le Barça, un club apprécié partout dans le monde. Nous sommes un club avec 118 ans d'histoire, de grands joueurs, plus de 140.000 socios. Ce club est à nous, pas à un cheikh ou un oligarque", a-t-il lancé devant les fans catalans. Une attaque non dissimulée envers QSI, le fond d'investissement propriétaire du club de la capitale. Décidément, cet été plus que jamais, les relations entre le PSG et le Barça battent de l'aile.

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