Michaël Guigou : ''Je ne sais pas si on progresse vraiment''

Michaël Guigou : ''Je ne sais pas si on progresse vraiment''

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HANDBALL - L'équipe de France attaque mardi son dernier match amical avant l'Euro au Danemark, qu'elle débutera le 13 janvier. Tandis que le capitaine Fernandez et le gardien Omeyer sont toujours convalescents, Michaël Guigou et ses partenaires tenteront de se rassurer face à la Norvège et de poursuivre la progression aperçue le week-end dernier à Bercy.

Michaël, après la victoire face au Qatar samedi (29-23), que retenez-vous de la défaite face au Danemark (29-28), favori de l'Euro ?
On commet un peu les mêmes erreurs sur les deux matches, avec beaucoup de shoots manqués, des difficultés face à la défense. Et perdre à la maison ne fait jamais plaisir. Je ne sais pas si on progresse vraiment, on montre trop de lacunes par moments. On pèche en défense notamment, où il y a beaucoup de changements cette année. Ce sont des éléments dont on va se servir pour travailler.

Côté satisfaction, le poste d'arrière droit tient bien le coup malgré l'absence de Xavier Barachet…
C'est sûr que Valentin Porte (23 ans) est intéressant, c'est un gaucher qui peut à la fois attaquer et défendre. Avec la blessure de Xavier (main, forfait pour l'Euro), c'est bien d'avoir cette rotation-là. Il y a aussi Kévynn Nyokas qui peut nous apporter, même s'il est en difficulté en ce moment, et Luc Abalo qui peut dépanner. On a des possibilités, c'est rassurant.

Quel est l'objectif de la rencontre face à la Norvège mardi ?
C'est le dernier match amical, on va tenter de continuer sur notre progression. Il faut positiver un peu aussi, pour aller de l'avant. Il ne nous reste plus beaucoup de jours, on étudie nos problèmes, on s'entraîne dur. Ce match va être bien pour nous étalonner une dernière fois.

A titre personnel, vous êtes un des anciens du groupe (31 ans) et devez mener l'équipe avec les autres cadres...
Je dois surtout d'abord montrer sportivement ma valeur. Beaucoup de personnes, comme Didier Dinart (entraîneur de la défense désormais) ou Thierry Omeyer, même blessé, sont là pour encadrer les jeunes. Moi, j'essaie surtout de me concentrer sur mes performances. Je joue demi-centre à Montpellier et ailier avec l'équipe de France donc je dois retrouver mes repères, notamment au tir.

L'équipe de France peut-elle voir loin malgré l'absence de nombreux leaders ?
On a peut-être moins de repères que d'habitude mais on a été champions du monde en 2011 sans Narcisse ni Bertrand Gille. On a toujours trouvé d'autres solutions. Ce qui est compliqué, c'est qu'on a très peu de temps pour travailler et c'est compliqué pour tout le monde de trouver ses repères et se mettre en confiance. On a une poule de malade à l'Euro (Russie, Serbie, Pologne), donc on doit tous se remettre en question d'ici là. Et travailler.

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