MMA : La vie loin du bling-bling des combattants français

MMA : La vie loin du bling-bling des combattants français

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SPORT DE COMBAT – Le Tournoi 100% fight, réunion de pancrace regroupant les meilleurs combattants français de MMA aura lieu le samedi 5 avril, au Palais des sports de Levallois, devant 4000 spectateurs. Pourtant, les pratiquants de cette discipline, interdite en France sous sa forme internationale, ne parviennent pas à vivre de leur passion.

Comment vivre de sa discipline, quand les compétitions de celle-ci sont interdites dans son pays  ? C’est l’équation complexe que tentent chaque jour de résoudre les combattants français de Mixed Martial Art. L’entraînement de MMA est autorisé sur le territoire hexagonal, mais impossible d’organiser la moindre compétition. Les combattants s’affrontent donc en pancrace, une forme light de MMA, surnommée “French MMA“. Une discipline qui aura les honneurs du 100 % fight, plus gros tournoi national, organisé le 5 avril au Palais des sports de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

"Nous parlons de French MMA pour promouvoir les combattants français, explique Stéphane “Atch“ Chaufourier , organisateur de l’évènement. Avec toutes ces interdictions, il nous est très difficile de faire venir d’importants sponsors et donc de gagner de l’argent sur l’évènement. L’essentiel pour nous est donc de faire la promotion des combattants. “French MMA“, c’est pour rappeler qu’ils sont des combattants de MMA, aptes à aller combattre à l’étranger, ce qui est le but ultime. Notre organisation n’est qu’un tremplin".

L'UFC en ligne de mire

"L’étranger, si tu veux vivre de ton sport, c’est le passage obligé, entame Xavier Foupa Pokam qui sera opposé au Magomed Ismailov pour le titre de champion du monde ce samedi. Les combattants français, qui en vivent en France, se comptent sur les doigts d’une main." Les femmes n’en font évidemment pas partie : "Il y a moins de combats pour les femmes, explique Iony Razafiarison, qui sera également au programme à Levallois. Pour être à l’aise financièrement, il faut donc absolument faire partie des 10 meilleures mondiales et rentrer à l’UFC, sinon on vivote en France."


L’UFC, la ligue américaine, ses millions de dollars regroupe l’élite des combattants et constitue de fait l’objectif de tous les athlètes. Une ligue qui ne compte qu’un seul Français, Francis Carmont . "Les organisateurs ne peuvent pas s’appuyer sur la vente de merchandising et sur la diffusion vidéo, ce qui pénalise les combattants français", analyse Xavier.

''Atch'' y voit, lui, un problème plus profond. "À force de barrer la route des athlètes, les plus moyens d’entre eux, ceux qui n’ont pas le niveau pour combattre hors de nos frontière vont être attirés par l’argent facile de combats illégaux. Des combats sans règles et dangereux, mais lucratifs. À ma connaissance, ça n’existe pas, mais cela ne me surprendrait pas que ça se développe".

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