Mondial 2015 : après la finale, ces Bleus sont au 5e ciel !

Mondial 2015 : après la finale, ces Bleus sont au 5e ciel !

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HANDBALL - L’équipe de France est entrée dans l’Histoire du handball en devenant dimanche la première nation cinq fois championne du monde. Mais la finale face au Qatar (25-22) a été stressante pour les joueurs et dirigeants, qui ont d’autant plus savouré le titre.

Jusqu’ici serein dans son siège, Luc Abalo trépigne. Il reste deux minutes quand Daniel Narcisse marque mais ce but scelle, enfin, le succès des siens (25-22). Le Qatar a résisté, plus qu’attendu, mais la France est bel et bien championne du monde. Pour la 5e fois de son histoire. A côté de l’international blessé, Philippe Bana, le Directeur technique national, souffle un grand coup en remontant ses lunettes avec son index : "On a eu peur, vraiment, en transpire-t-il encore après le match. J’étais complètement angoissé !" Pourtant, il en a vu d'autres... tout comme Philippe Gardent. Celui qui était du premier titre des Bleus en 1995, au micro hier pour TF1, "a bouilli, intérieurement, car avec les 10 millions de personnes qui nous écoutent, on doit se contenir. C'était dur mais à la fin on s’en fout : l’important c’est le titre. Et c’est une fierté de voir que ça fait vingt ans que le handball français est là."

Retour à Paris lundi à 19 h 10

Les joueurs ont commencé à faire la ronde avant même la fin du temps réglementaire. Quand le buzzer sonne, Kévynn Nyokas se lance dans un sprint en faisant l’avion tandis qu’Omeyer harangue les supporters français. Didier Dinart, désormais entraîneur-adjoint après avoir été  deux fois champion olympique, triple champion du monde et double champion d’Europe, se retrouve torse nu, le tee-shirt en lambeaux.

Dans les travées de la Lusail Sports Arena, "La Marseillaise" résonne, les champions se tiennent par la main, sauf Nikola Karabatic, qui porte sur ses épaules son frère, blessé au genou. La sono reprend ses droits et balance du Michel Polnareff : "On ira tous au paradis". Sauf que les Bleus y sont déjà. Surtout Cyril Dumoulin, champion du monde pour la première fois.

Au milieu d'une zone mixte bien sage, le gardien-remplaçant détonne. "Arrête de rester sérieux !", lance-t-il à Michaël Guigou, comme la promesse d'une soirée arrosée... ou pas. "La 3e mi-temps sera peut-être la plus difficile", sourit Valentin Porte, conscient qu'à Doha, la bière se fait rare. "Mais on va en trouver sur Paris demain (ils doivent atterrir à Roissy aux alentours de 19 heures, ndlr), se rassure le Toulousain. Même s'il va falloir rester cool, car dès samedi, il y a match en club."

Un atterrissage en douceur

Après s'être assis sur le toit du monde, à des hauteurs qu'aucune équipe de hand n'a atteinte (la Roumanie et la Suède cumulant 4 titres mondiaux, les Bleus cinq), il affrontera un club de D2 en Coupe de France. La réalité rattrape les joueurs de l’équipe de France, toujours. Même s’ils sont les meilleurs du monde et que, dans un coin de leurs têtes, ils pensent déjà aux JO de Rio qu'ils sont sûrs de jouer l'an prochain. 

EN SAVOIR + >> Comment les Bleus ont été sacrés pour la 5e fois

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