Mondial 2017 de hand : les Bleus racontent l’engouement exceptionnel qui les porte

Mondial 2017 de hand : les Bleus racontent l’engouement exceptionnel qui les porte
SPORT
HANDBALL – Jamais, nulle part dans le monde, un match de hand n’avait été disputé devant 28.000 spectateurs. C’est ce qu’ont vécu les Bleus samedi soir en 8es de finale face à l’Islande. Ils décrivent ces sensations nouvelles.

Les plus jeunes ont sans doute du mal à croire aujourd’hui qu’il y a peu, le handball était encore un sport anonyme. En témoigne cette punchline de Booba, adressée à l’un de ses concurrents rappeurs à la peine : "Personne te regarde comme le handball." Il lui faudra désormais filer une autre métaphore : samedi, le 8e de finale du Mondial 2017 entre la France et l’Islande (31-25) s’est disputé devant une assistance record de 28.010 spectateurs, au stade Pierre-Mauroy, servant habituellement d’antre aux footballeurs du LOSC. Forcément, les intéressés ont vécu la chose avec des étoiles plein les yeux. 

"Quand on entre dans la salle, c'est un peu spécial parce qu' il y a des courants d'air. Mais la température, on n'y pense plus après. Et finalement sur le terrain, je n'avais pas particulièrement froid. Puis, le fait de jouer devant beaucoup de monde, ça compense... Se retrouver devant 28.000 spectateurs, c'est énorme !", s’est ainsi émerveillé Ludovic Fabregas, nouvelle petite merveille de cette équipe de France, âgé de 20 ans. Avant de poursuivre : "On s’en est surtout rendu compte à la fin, quand nous avons fêté la victoire avec le public. Pendant le match, nous étions dans notre bulle, plus concentrés sur la performance individuelle et le jeu collectif. On ne pense pas à regarder les tribunes. Par contre, après le match, quand tu lèves la tête, ça monte haut (rires) !"

Les anciens n’étaient pas plus blasés. La superstar Nikola Karabatic : " T’as pas envie de partir du terrain ! C’est tellement magique et c’est unique dans une vie de handballeur de jouer dans une salle comme ça de 28.000 personnes. On ne peut pas le décrire. C’est inoubliable. On avait envie de rester encore un peu plus sur le terrain après le match et de communier avec le public. On avait envie de prendre ce plaisir-là et on l’a fait !" Nedim Remili, lui, a même purgé une frustration de fan de foot : "On ne savait pas à quoi s’attendre à Lille avec 28.000 personnes. Ça a été une ambiance de dingue. On a joué dans un stade de foot, c’est un rêve car on a tous fait du foot quand on était petits. Pour du handball, c’est encore mieux. Franchement, la communion avec le public a été énorme."

Cette sensation d’immensité, Michaël Guigou, meilleur joueur et meilleur buteur (6 buts) tricolore de ce match, l’a aussi décrite, mais en la mettant en perspective avec le chemin parcouru par son sport : "Bien sûr que j'ai apprécié l'ambiance. Même si, par moments, j'étais bien fatigué. On a pris le temps de savourer à la fin, c'était exceptionnel. Je suis très fier d'avoir pu disputer un 8e de finale devant 28.000 personnes. Le handball peut être fier. Ce n'est pas seulement grâce à nous. C'est aussi grâce aux bénévoles, aux organisateurs et à nos ancêtres, qui ont été champions du monde en 1995. C'est grâce à eux que, petit à petit, le handball est devenu populaire et qu'on arrive aujourd'hui à faire un Mondial d'une telle ampleur. On n’a pas envie que ces gens rentrent déçus. C’est une pression mais, ce que je retiens, c'est qu'on a été portés. On a joué dans une ambiance extraordinaire, et dans une telle ambiance, on ne pouvait que gagner."

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