Mondiaux de judo : la Française Clarisse Agbegnenou sacrée pour la cinquième fois

Clarisse Agbegnenou a été sacrée championne du monde de judo pour la cinquième fois mercredi. Un modèle pour le sport féminin.

VICTOIRE - Au terme d'une journée maîtrisée de bout en bout, la judokate tricolore a remporté mercredi à Budapest son cinquième titre de championne du monde de judo.

Clarisse Agbegnenou, puissance cinq. Impressionnante tout au long de la journée, la Française s'est imposée mercredi pour la cinquième fois de sa carrière dans la catégorie des -63 kg des championnats du monde de judo. Cinq combats, cinq ippons et une domination sans partage sur ses adversaires la font entrer encore un peu plus dans la légende de son sport. Ce n'est pas la Slovène Andreja Leski, finaliste impuissante, qui dira le contraire. 

"J'ai été assez sereine, calme. Je n'ai pas fait de 'golden-score', j'ai fait pas mal de sol. Je l'avais beaucoup travaillé et je suis contente que ça fonctionne, ça me montre que je suis sur le bon chemin. Je me sens bien, je n'ai mal nulle part, aucun strap", a déclaré Clarisse Agbegnenou après sa brillante victoire. 

Cumulant désormais cinq titres mondiaux et cinq titres continentaux, la Française se rapproche encore un peu plus du firmament de sa discipline. Elle se place désormais tout près des trois judokates les plus titrées de l'histoire des championnats du monde : la Japonaise Ryoko Tani, la Chinoise Wen Tong (sept titres chacune) et la Belge Ingrid Berghmans (six). Dans le panthéon du sport français, elle dépasse David Douillet et ses quatre titres mondiaux, mais reste derrière Teddy Riner et ses incroyables 10 médailles d'or. 

Et maintenant l'Olympe ?

Dans son viseur maintenant ? Un sacre olympique, seul titre majeur qui manque à son palmarès. "Je voulais avoir tout, les championnats du monde et les Jeux, ou rien", a expliqué la sportive tricolore qui a fait le choix - contrairement à certaines de ses grandes rivales - de ne pas faire l'impasse sur les Mondiaux pour mieux préparer les JO. "Son gros capital confiance, on l'a conforté. Ça sera un petit plus avant les Jeux. Ce qui est pris n'est plus à prendre. Mais l'essentiel c'est le seul titre qui lui manque, l'or olympique", a confirmé Larbi Benboudaoud, directeur de la haute performance et patron des Bleus. 

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La licenciée de Champigny-sur-Marne, qui avoue avoir pensé à "tout arrêter" après le report des Jeux, part désormais en quête de sa dernière étoile, la plus grande, celle de l'Olympe. 

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