Mort d'Alain Gilles : trois choses à savoir sur l'un des plus grands basketteurs français

SPORT
BASKET - Alain Gilles est mort, mardi soir, à l'âge de 69 ans, a annoncé son ancien club de Villeurbanne. Une nouvelle qui a provoqué l'émoi du basket français, qui le considérait comme l'un des plus grands.''Une légende'', estime Tony Parker.

L'un des meilleurs Français de l'histoire
160 sélections en équipe de France entre 1962 et 1977, huit titres de champion de France et autant de ''meilleur joueur du Championnat'', deux Coupes de France, un trophée de ''meilleur basketteur français du XXe siècle'' décerné par un panel de joueur, entraîneurs et journalistes : oui, Alain Gilles était l'un des plus grands, ''une légende du basket français'', a écrit Tony Parker. Surnommé ''Monsieur basket'', cet arrière-meneur a brillé dans les années 1960 et 1970, restant LA référence jusqu'à ce que des Antoine Rigaudeau et Tony Parker se révèlent. Les hommages, innombrables, témoignent de son importance. Une minute de silence sera observée en son honneur sur tous les terrains de France le week-end prochain.

Villeurbannais de coeur
C'est avec l'ASVEL, le club de Villeurbanne, qu'Alain Gilles a bâti sa réputation de joueur adroit et créatif. ''Il était phénoménal, avec un talent hors du commun même s'il n'était pas très athlétique, loin des stéréotypes du basketteur d'aujourd'hui, a souligné Jean-Paul Bret, le maire de la ville. Il était l'homme de la dernière passe, du dernier dribble, capable de renverser un match avec un panier exceptionnel.'' Formé à Roanne, Gilles a disputé 24 saisons (!) à l'ASVEL, avec un palmarès impressionnant (voir plus haut). Il fut ensuite entraîneur du club villeurbannais, de 1980 à 1989. ''Il faudra voir avec le club l'hommage que nous pourrons lui rendre sur Villeurbanne, à la mesure du basketteur qu'il a été'', prêche le maire au sujet de celui qui était chevalier de la Légion d'Honneur en 2007 et titulaire de l'Ordre du mérite.

 "Tricoteur dans une bonneterie"
L'histoire d'Alain Gilles est celle du sport d'autrefois. Un reportage conservé par l'INA le montre en interview, se présentant comme M. tout le monde. ''Je vis comme une personne naturelle, disait-il à 17 ans. Le matin, je me lève à 6h30, je pars pour le travail, je suis tricoteur dans une bonneterie. Le midi j'en sors, je rentre chez moi, je mange, comme un ouvrier normal. Puis vers les 2 heures je repars au travail. A 6 heures j'en sors et à 7 heures je vais à l'entraînement.'' S'il exécute ce travail, trouvé par le club de Roanne, le basketteur n'est déjà pas banal, lui qui a commencé sa carrière en D1 à 15 ans et découvrira, avant ses 18 ans, l'équipe de France.

Son portrait, réalisé par la fédération française de basketball :

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