Open d'Australie : avoir chaud à Melbourne, ça veut dire quoi ?

Open d'Australie : avoir chaud à Melbourne, ça veut dire quoi ?

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TENNIS-METEO - Les pieds chauffent sur la surface du Grand Chelem australien. Les joueurs se sentent mal, les ramasseurs de balle s'évanouissent. Mais au-delà de la Rod Laver Arena, les conséquences de ces températures extrêmes – on attend 44° vendredi – sont bien pires.

Le mercure devrait retomber à Melbourne ce week-end. Mais avant, si le Bureau local de météorologie ne se trompe pas, Melbourne devrait vivre vendredi, pour la première fois de son histoire, un quatrième jour de canicule, avec 44° prévus. Sur les courts de tennis où se joue actuellement l'Open d'Australie, on a relevé 43,4° jeudi en milieu d'après-midi, obligeant les organisateurs à suspendre quelques rencontres et à déclencher le plan "Extreme heat" quand les ramasseurs de balles et les joueurs tombaient comme des mouches.

Mais les conséquences ne sont pas circonscrites à la Rod Laver Arena ou la Hisense Arena. Dans l’Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale, un millier de départs d’incendies ont été dénombrés ces vingt-quatre dernières heures.  Le quotidien The Age  rapporte qu'un jardinier de 76 ans, est décédé dans une école, victime de la chaleur. La société de transport public qui gère le métro local a encouragé les voyageurs à quitter le travail le plus tôt possible.

Coupures d'électricité, baignade interdite, etc.

Les coupures d'électricité se sont enchaînées après que le système n'est pas parvenu à gérer l'augmentation due notamment à l'utilisation intensive des climatiseurs. United Engery recommandait jeudi "de ne pas utiliser les lave-linge, sécheuses, lave-vaisselle, etc. et de ne pas allumer plus d'un téléviseur dans la maison". Une consigne difficile à suivre pour les 2.350 foyers plongés dans le noir et la chaleur dans le sud-est de l'Australie. Pour se rafraîchir, impossible d'aller prendre le frais sur les plages du coin puisque la qualité de l'eau – avec de telles températures – laissait à désirer. 

La faute au réchauffement climatique ? Certainement. Même si l'Australie a toujours connu des périodes de chaleurs extrêmes (au-delà de 40°). Sauf qu'entre 2001 et 2013, comme le fait remarquer The Guardian , on est passé de 1,3 jour par an à presque deux (1,9).

Et c'est de pire en pire

Et de citer Sarah Perkins, une chercheuse de l' ARC Centre of Excellence for Climate System Science  : "L'été est généralement chaud et les canicules continueront de se produire à cette période de l'année. Mais on en a constaté de plus en plus. Et ils durent plus longtemps et sont plus chauds. C'est cette tendance-là qui est inquiétante" alors que 374 habitants de l'état de Victoria n'avaient pas survécu à une vague de chaleur similaire en 2009. Pas sûr que décaler le Grand Chelem aussie au mois d'août, comme ce fut le cas en 1923, voire à la mi-décembre comme de 1982 à 1985 suffise à l'inverser.   

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