Open d'Australie : comment Federer a retrouvé la flamme

Open d'Australie : comment Federer a retrouvé la flamme

DirectLCI
TENNIS – Demi-finaliste à Melbourne, après sa victoire mercredi matin face à Andy Murray (6-3, 6-4, 6-7, 6-3), le Suisse s'est hissé à un niveau que l'on ne le croyait plus capable d'atteindre. Désormais 6e joueur mondial et annoncé sur le déclin, Roger Federer (32 ans) s'offre une seconde jeunesse en Australie.

Les "déclinistes" en ont pour leur argent. Cote en baisse du tennis mondial en 2013, Roger Federer est passé en quelques mois de la place de n° 2 à la 6e au classement ATP. Un déclin inéluctable pour certains, à la faveur, il est vrai, de défaites précoces du Suisse (2e tour à Wimbledon et 8e de finale à l'US Open), qu'ils se sont fait un malin plaisir d'observer le sourire aux lèvres.

Quand les coups du plus beau palmarès de la discipline ont commencé à dévisser, on pouvait lire et entendre "il est fini" ou "place aux jeunes". Pourtant, en ce début d'année 2014, le Suisse s'amuse à contredire ses détracteurs et vient même de se qualifier pour la demi-finale de l'Open d'Australie, au détriment de l'Ecossais Andy Murray (6-3, 6-4, 6-7, 6-3). Un retour un premier plan qui ne doit rien au hasard.

Un corps tout neuf
Fini les problèmes de dos ! Après avoir vu son année 2013 gâchée par les pépins physiques (Federer avait même dû faire une pause de sept semaines après le tournoi d'Indian Wells en mars dernier), le Suisse semble avoir retrouvé tous ses moyens. Souplesse de mouvement et coups à nouveau décisifs, Federer a su profiter de l'intersaison pour parfaire sa préparation et soigner définitivement son dos. "Je frappe bien la balle depuis quelque temps déjà, donc, c'est bien que ça se mette en place dans un gros match comme ça, a-t-il commenté après sa victoire mercredi. Je sens que physiquement je suis revenu à mon niveau. Je suis à nouveau explosif. Je peux aller chercher les balles, ça ne me fait pas peur."

Un nouvel état d'esprit
Quand le corps va... A nouveau sur pied, Federer retrouve enfin du plaisir sur les courts et ça se voit. Loin des grimaces répétées qui parcouraient son visage l'an dernier, le Suisse sourit et serre à nouveau le poing à Melbourne. Des sensations retrouvées, qui habitent "Rodgeur" depuis plusieurs semaines : "J’attaque l’année avec beaucoup d’enthousiasme et une confiance que je n’avais pas forcément il y a quelques mois", expliquait le n° 6 avant d'arriver en Australie. Un tournoi qu'il a d'ailleurs abordé sans pression : "L’Open d’Australie ne sera pas déterminant pour la suite de ma saison. Pour dire la vérité, je pense même que ma forme ira crescendo. Je serai probablement au top en avril, peut-être déjà en mars."

Un nouvel entraîneur
Ça ressemble beaucoup à un déclic. Depuis que Federer a officialisé sa collaboration avec Stefan Edberg, en décembre, un vent nouveau semble souffler sur la fin de carrière du Suisse. Il faut dire que sur le papier, l'association des deux anciens n° 1 mondial (Edberg dans les années 1990 et Federer jusqu'en octobre 2012) a de quoi impressionner. "Sa présence est une stimulation, une chance inestimable d’échanger avec un champion que j’ai admiré et qui, peut-être, apportera des modifications à mon jeu", avait notamment expliqué "Rodgeur". Surtout, Edberg a visiblement "de bonnes idées" pour venir à bout de Rafal Nadal, que Federer n'a plus battu en Grand Chelem depuis la finale 2007 de Wimbledon. Ça tombe bien : c'est contre l'Espagnol que le Suisse jouera sa demi-finale vendredi.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter