Open d'Australie : les joueurs à l'épreuve des fortes chaleurs

Open d'Australie : les joueurs à l'épreuve des fortes chaleurs

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TENNIS - Les joueurs engagés sur le Grand Chelem australien doivent négocier des températures assommantes. Une vraie difficulté à surmonter quand le mercure dépasse les 40°C, comme c'est le cas depuis le début du tournoi. Et en attendant un peu de fraîcheur prévue pour ce week-end, à Melbourne, on s'organise.

Si, à Wimbledon ou à Roland-Garros, la pluie peut causer l'arrêt des matches, à Melbourne, c'est la chaleur que les organisateurs redoutent. Evanouissements, forfaits, déshydratation, l'organisme des joueurs est mis à rude épreuve. Poches de glace, litres d'eau et ombre recherchés à tout prix, tous les moyens sont bons pour se protéger de ces fortes chaleurs.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les matches ont même dû être arrêtés à cause de températures frôlant les 45°C... Alors, en attendant le rafraîchissement provoqué par les orages qui sévissent actuellement sur Melbourne, une baisse des températures est attendue pour le week-end (autour de 25°C), on tente de lutter comme on peut.

"Quelqu'un va mourir"

Le plus affolant, c'est que la chaleur constatée en ce moment n'est pas un record. En 2007, par exemple, une température de 50°C était mesurée sur le court et dans les années 1970 et 1980, plusieurs éditions ont été décalées pour ne pas jouer le tournoi en plein été australien. Cela aurait peut-être évité à Ivan Dodign, terrassé par un malaise et avant de devoir jeter l'éponge face à Damir Dzumhur mercredi, de déclarer après le match : "J’ai même pensé que je pourrais mourir de chaleur. Quelqu’un va mourir".

Pour éviter d'avant d'en arriver là, les organisateurs du tournoi australien ont mis en place un règlement, The Extreme Heat Policy, en cas d'extrême chaleur, en vigueur depuis 1998. Il prévoit notamment la suspension des matches par l'arbitre du tournoi si cela est jugé dangereux pour la santé des joueurs. Le jeu peut être interrompu sur les courts extérieurs à la fin de tous les sets en cours si le seuil (tenu secret et fixé par l'organisateur) est atteint.

Quotidien moite et transpirant pour les joueurs

C'est ce qui s'est passé mercredi, car "mêmes ces champions ne sont pas préparés à affronter de telles conditions", explique à La tribune de Genève Souheil Sayegh, médecin du sport suisse, qui a notamment côtoyé Stanislas Wawrinka sur la Coupe Davis. Pour lui, la chaleur fait évidemment souffrir les organismes mais augmente surtout les risques de blessure à cause de la déshydratation . Depuis le début de cette édition, une dizaine d'abandons ont ainsi été constatés. Un record !

Sur les courts, les champions prennent donc ça avec plus ou moins de philosophie. En fonction de leur résultat sous cette écrasante chaleur. Jo-Wilfried Tsonga, qualifié pour le troisième tour, a retweeté la photo d'un photographe en train de se faire cuire un œuf en plein match, hypothèse émise par le joueur pour décrire la fournaise australienne. Les autres, contre mauvaise fortune bon cœur, font eux aussi partager leur quotidien moite et transpirant via les réseaux sociaux.


 

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