Paris-Roubaix 2014 : Niki Terpstra vole la vedette

Paris-Roubaix 2014 : Niki Terpstra vole la vedette

DirectLCI
CYLCISME - Dans une course sans grand rebondissement, c'est Niki Terpstra qui a su tire son épingle du jeu. Fabian Cancelllara se classe troisième et Tom Boonen 10e.

Pour lui, l'enfer c'est le paradis. Sous le soleil du Nord, Niki Terpstra (29 ans) a chipé hier la victoire du Paris-Roubaix aux chasseurs de record annoncés qu'étaient Fabian Cancellara ou Tom Boonen. Une 112e édition privée de pluie, de grosse bagarre mais pas de héros, puisque le coureur Néerlandais d'Omega Pharma-Quick Step a su tirer son épingle du jeu d'une course un peu "asséchée" par la chaleur.

Les difficultés traditionnelles de la classique (la Trouée d'Arenberg, le secteur de Mons-en-Pévèle et le Carrefour de l'Arbre) n'ayant pas bousculé le peloton, Terpstra a su s'extirper du groupe des dix "gros bras" en tête pour filer vers le succès à six kilomètres de l'arrivée. "Nous étions trois capables de gagner dans l'équipe (Boonen, Zdenek Stybar et lui, ndlr). J'ai attaqué et cela a marché, a ainsi expliqué celui qui avait dû se contenter de la troisième place l'an dernier. Mais je ne savais pas quelle était mon avance, même en entrant dans le vélodrome".

Cancellara pris dans une chute collective

Pourtant, Terpstra avait de la marge puisqu'il a mis 20 secondes à ses poursuivants, pouvant profiter presque tranquillement de son tour de piste dans l'enceinte roubaisienne. Derrière, John Degenkolb (Giant-Shimano) et Fabian Cancellara (Trek Factory Racing) complètent le podium. Une troisième place décevante pour le Suisse qui pouvait s'offrir une quatrième victoire sur les pavés nordistes, et rejoindre ainsi le spécialiste du genre, Boonen (ex aequo avec Roger De Vlaeminck). Mais comme les autres, Cancellara a souffert du vent et de la poussière qui ont rythmé les 257 kilomètres de course et a même été pris dans une chute collective à 82 km de l'arrivée.

Pas de record donc, mais une célébrité nouvelle pour Terpstra. Car pour celui dont "c'est le plus beau jour de [sa] carrière", inscrire son nom au palmarès du Paris-Roubaix, c'est entrer dans la légende de l'une des plus vieilles courses cyclistes. Preuve que même quand on est double champion du monde du contre-la-montre par équipe, on peut aussi briller en solitaire.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter