Pavard, Özil, Klopp... les acteurs du foot vent debout contre la Super Ligue

Jurgen Klopp a fait part de son attachement à la Ligue des champions sous son format actuel

COLÈRE - Plusieurs joueurs et entraîneurs sont montés au créneau après le lancement d'une Super Ligue européenne de football. Jurgen Klopp a notamment fait part de son incompréhension vis-à-vis de la décision prise par son club, Liverpool.

Une colère froide, une incompréhension totale. Dimanche soir, douze clubs européens ont annoncé la création d'une Super Ligue européenne de football. Cette nouvelle compétition vouée à un cercle (très) fermé d'équipes, qui fera concurrence à la traditionnelle et historique Ligue des champions, est déjà vivement critiquée par plusieurs joueurs et figures du football qui, à l'instar de l'ancien international allemand Rudi Völler, dénoncent un projet en forme de "crime contre le football"

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La "Super Ligue", le projet dissident des géants du foot européen

"Je suis tombé amoureux du foot populaire, du foot des supporters, avec le rêve de voir le club de mon cœur jouer contre les plus grandes équipes. Si cette Super Ligue se concrétise, tous ces rêves vont disparaître [...] Les riches ont volé ce que les gens ont créé, et qui n'est rien d'autre que le plus beau sport de la planète", s'est désolé Ander Herrera (PSG) dans un poignant message sur les réseaux sociaux. 

L'Allemand Mesut Özil vibre des mêmes émotions : "Les enfants rêvent de gagner le Mondial ou la Ligue des champions, pas n'importe quelle Super Ligue". "Le plaisir des grands matches, c'est qu'on en joue un ou deux dans l'année, pas toutes les semaines", soupire l'ancien d'Arsenal, champion du monde 2014 avec la Mannschaft. 

Son ancien coéquipier en équipe d'Allemagne, Bastian Schweinsteiger a également fait part de son abattement et de sa tristesse après le lancement de la Super Ligue. "Si la Super Ligue se concrétise, elle détruira le football et ses ligues nationales tels que nous les connaissons et c'est une pensée très triste pour moi", déplore l'ancien Red Devil.

Autre champion du monde à monter au créneau, le Français Benjamin Pavard. "Ce n’est pas qu’un patch sur une manche. Ce sont des émotions indescriptibles en tant que joueur, des souvenirs incroyables en tant que fan. C’est une compétition à laquelle tous les joueurs et tous les clubs doivent pouvoir aspirer s’ils le méritent", assène le joueur du Bayern Munich.

Actuel défenseur du Zénith Saint-Pétersbourg et ancien de Liverpool, Dejan Lovren souligne, lui, que le "football sera dans un avenir proche au bord de l'effondrement total". "Personne ne regarde le problème dans son ensemble, on ne voit que l'aspect financier", ajoute-t-il avant de se laisser aller à un brin d'optimisme, estimant qu'il est "encore [possible de] sortir de cette désagréable situation". 

L'ancien barcelonais, Dani Alves, a également fustigé ce projet qui pourrait changer définitivement le visage du football. "Le football a été, est et sera toujours un sport qui transforme des vies. Nous ne permettons pas aux hauts de forme de gâcher ces possibilités de petits rêvant d'être grands", a-t-il vigoureusement déclaré dans un post Twitter. 

Du côté des douze clubs mutins, silence radio ou presque. Le Portugais Gelson Fernandes (Manchester United) a toutefois allumé une première étincelle ce lundi. Sur son compte Instagram, il a partagé la publication de son compatriote de Wolverhampton, Daniel Podence, qui exprimait son attachement à la C1 actuelle en évoquant "la volée de Zidane" ou la finale dramatique de Ligue des champions en 1999 où Manchester United avait renversé le Bayern dans le temps additionnel. Il y a ajouté la mention "les rêves ne peuvent s'acheter", semblant se positionner contre le projet de Super Ligue. 

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À Liverpool aussi, les langues se délient (un peu). Interrogé sur la question, Jurgen Klopp a assuré que ni lui ni les joueurs n'avaient été consultés avant la prise de décision. "J'en ai entendu parler pour la première fois hier (dimanche). On avait quelques infos, mais pas beaucoup, honnêtement, ce qu'on pouvait lire dans les journaux", ajoute le technicien allemand qui dit n'avoir "aucun problème" avec la Ligue des champions actuelle. 

"J'aime l'aspect compétitif dans le football, j'aime l'idée que West Ham (actuellement 4e et virtuellement qualifié pour la C1) puisse jouer la Ligue des champions l'an prochain. Je n'ai pas envie qu'ils y soient, pour être honnête, parce que nous on veut y être, mais j'aime qu'ils aient une chance", a encore expliqué l'ancien du Borussia Dortmund. 

"Je n'ai pas toutes les informations, je ne sais pas pourquoi les souze équipes l'ont fait. Certaines choses vont changer à l'avenir dans le football, c'est certain, certaines choses doivent changer dans le football", conclut le coach des Reds sans, pour autant, égratigner ouvertement sa direction. 

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