Pourquoi les Experts ne se lassent jamais de gagner

Pourquoi les Experts ne se lassent jamais de gagner

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HANDBALL - Les Bleus partaient pour travailler, ils ont finalement remporté la Golden League, ce week-end au Danemark, deux mois à peine après un Euro victorieux. Depuis 2006, les Experts ont gagné sept des onze compétitions internationales auxquelles ils ont participé. Sans jamais perdre leur soif de titres.

L'armoire à trophées va bientôt saturer. Un peu plus de deux mois après l'Euro gagné au Danemark, l'équipe de France a remporté la Golden League ce week-end, encore en Scandinavie. Un titre de plus pour des Bleus qui ne perdent jamais l'appétit. ''La victoire est une drogue, au quotidien'', raconte à metronews Jérôme Fernandez, capitaine de ceux qui ont été baptisés ''Les Experts''.

Une culture de la gagne transmise, déjà, par les ''Barjots'', champions du monde en 1995 et 2001, que la génération des cadres d'aujourd'hui a poussé à son paroxysme. ''On a la chance d'avoir des joueurs exceptionnels qui sont partis à Barcelone, à Madrid, en Allemagne. Là-bas, on a appris à gagner, même aux entraînements, poursuit Fernandez. Au point que désormais, on déteste tellement perdre qu'on met tout en œuvre pour que ça arrive le moins souvent possible.''

Quand il sera retraité, Fernandez espère "vibrer devant sa télé"

Héritage des Barjots aussi, le plaisir que les internationaux prennent à se retrouver entre les compétitions. Après la Golden League, abordée sans pression, les Bleus effectueront en juin une tournée aux Antilles, ''comme des vacances'', dixit Claude Onesta, le sélectionneur. ''C'est comme ça, on fonctionne par objectifs, explique Michaël Guigou, 32 ans . Là, on est tranquilles jusqu'au Mondial 2017 au Qatar. Ces moments servent à construire l'état d'esprit.''

Et cette méthode n'est pas près de s'arrêter. Jérôme Fernandez tient désormais le 'rôle de ''tuteur'', précise Onesta, avec les petits nouveaux du groupe. ''Quand un jeune arrive et voit 15 mecs qui s'entraînent dur, déconnent en dehors et gagnent des titres, eh bien il fait pareil'', se réjouit celui qui, à 37 ans, ne s'interdit pas de 'pousser' jusqu'aux Jeux de Rio en 2016.

''Au début, on n'ose pas trop, puis on est aidé par les anciens et on prend confiance'', assure Timothey N'Guessan, 21 ans, toujours appelé depuis un an. ''On a un patrimoine à léguer dans les meilleures conditions, reprend Fernandez. Demain, quand je serai dans mon canapé, avec des potes, à l'apéro devant les matches, j'ai envie de voir cette équipe de France nous faire vibrer, gagner des titres. Et je pourrai dire : 'J'y suis pour quelque-chose'.'' 

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