Racisme en NBA : Sterling refuse de payer et menace de contre-attaquer

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BASKET - Suspendu à vie par la NBA après ses propos racistes, le propriétaire des Clippers, Donald Sterling, prépare sa contre-attaque. Armé d'un avocat bien connu pour ses prouesses, le milliardaire refuse de payer l'amende de 2,5 millions de dollars et pourrait attaquer en justice la NBA.

C'est un peu comme sur le terrain : après la défense, la contre-attaque. En début de semaine, le sulfureux propriétaire des Los Angeles Clippers, Donald Sterling, avait présenté ses excuses et assuré qu'il n'était pas raciste , dans une interview à CNN, pour sa première intervention depuis la révélation de ses propos racistes . Jeudi, c'est la phase suivante qu'a initiée le milliardaire de 80 ans : bien décidé à contester sa sanction, il menace désormais d'attaquer la plus grande ligue de basket au monde.

D'après le magazine américain Sports Illustrated , Sterling aurait engagé l'avocat Maxwell Bletcher pour préparer sa contre-attaque. Celui-ci est bien connu puisqu'il est spécialisé dans le droit des entreprises et a déjà fait plier la NFL, Ligue de football américain, plus puissante encore que la NBA. Bletcher a déjà envoyé un courrier à la Ligue de basket dans lequel il annonce notamment que son client ne paiera pas les 2,5 millions de dollars auxquels il était condamné. Et refuse même toute sanction.

La défense dénonce une sanction précipitée

La version de Sterling et sa défense est simple : il n'a enfreint aucune réglementation de la NBA, n'a rien fait qui ne correspond pas à l'éthique revendiquée par la NBA. Et cela va plus loin : selon eux, le ''procès'' de Sterling a été bâclé : celui-ci n'aurait pas bénéficié de la présomption d'innocence ni de ses droits en tant que propriétaire (des Clippers), et le laps de temps (quatre jours) entre les révélations et la sanction aurait été beaucoup trop court pour vraiment étudier son cas.

Difficile de juger des effets de cette lettre. La NBA étant une association privée, elle ne doit pas forcément suivre les termes d'un procès public. Et même l'animosité affichée par les dirigeants envers Sterling (Adam Silver, le commissaire national de la NBA, avait appelé à ''renvoyer M. Sterling le plus rapidement possible'') ne semble pas condamnable. Quand au changement de propriétaire, recommandé par l'instance, elle l'a exigé après l'accord des trois-quarts des autres propriétaires de franchise. Quoi qu'il en soit, cette contre-attaque de Sterling ne restera pas sans suite.

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