Raymond Kopa, légende de l’équipe de France et du Real Madrid, est décédé

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FOOTBALL – L’ancien attaquant français Raymond Kopa, premier tricolore à avoir été transféré au Real Madrid et à remporter le Ballon d’or, est mort ce vendredi matin. Il avait 85 ans.

Le football français, à travers toute son histoire, s’est toujours reposé sur un homme providentiel. Les plus jeunes de nos lecteurs ne le savent sans doute pas mais, avant Michel Platini et Zinedine Zidane, il y a eu Raymond Kopa, qui nous a quittés ce vendredi. L’attaquant fut, dans les années 1950, le leader technique du mythique Stade de Reims, apôtre du football champagne et symbole d’une certaine idée du beau jeu. Au point d’avoir remporté le Ballon d’or en 1958, l’année où il avait conduit les Bleus jusqu’à leur première finale de Coupe du monde. Avant l’avènement du foot business et l’ouverture des frontières, cet immense technicien a aussi été le premier footballeur français à être transféré en grande pompe au Real Madrid, avec lequel il reportera trois Coupes d'Europe des clubs champions, ancêtre de la Ligue des champions.

SI les deux pieds de cet enfant d'immigrés polonais de Nœux-les-Mines sont restés intacts, sa main, en revanche, a gardé le stigmate de son passé dans les mines : son index a été sectionné après un éboulement. "J'étais rouleur. Je remplissais les berlines, je chargeais tout, je faisais remonter. L'ingénieur de cette mine, c'était le président du club où j'évoluais. Il aurait pu faire le nécessaire pour me trouver un meilleur emploi, mais il ne l'a pas fait. C'était un con", a-t-il raconté dans son autobiographie Kopa par Raymond Kopa. Tout en prenant bien le soin de ne pas adopter une posture victimaire : "Chaque fois que j’entrais sur un terrain, je me disais : 'Quand même, Raymond, quelle chance tu as de faire un métier extraordinaire ! Quel sacré veinard ! Imagine un peu que tu pourrais être dans les gradins en train d’admirer deux équipes en attendant l’heure de descendre à la mine. Tu te rends compte de ton bonheur ?' Et je m’en rendais parfaitement compte."

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