Red Bull : le malaise Vettel

Red Bull : le malaise Vettel

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FORMULE 1 – Encore une fois en difficulté dimanche en Chine, le quadruple champion du monde en titre vit un début de saison 2014 frustrant. A nouveau dépassé par son coéquipier Daniel Ricciardo sur la piste de Shanghai, Sebastian Vettel a d'ailleurs de plus en plus de mal à cacher ses états d'âme.

C'est ce qu'on appelle ouvrir le parapluie. Dans la foulée d'un GP de Chine mouvementé pour Red Bull dimanche , l'écurie autrichienne s'est livrée à un joli jeu d'équilibriste de la communication. Pour répondre aux rumeurs de tensions entre ses pilotes, Sebastian Vettel ayant rechigné à se laisser dépasser par Daniel Ricciardo à Shanghai, la marque aux taureaux a assuré que le quadruple champion du monde en titre "avait quelques questions concernant notre stratégie, mais dès qu’il a compris notre raisonnement, il a immédiatement fait un pas de côté".

Une analyse de la course très propre à Christian Horner, le directeur de Red Bull Racing, qui n'a pas voulu voir la réticence flagrante de Vettel a exécuté les ordres radio. Un angélisme que trahissait le regard noir du pilote une fois qu'il a franchi la ligne d'arrivée en 5e position, juste derrière son coéquipier, et encore une fois hors podium. Comme en Australie (abandon) et à Bahreïn (11e). Car il semble désormais bien loin l'espoir qu'avait suscité sa deuxième place en Malaisie , et le quotidien de Vettel se résume à tenter de dompter sa monoplace largement modifiée par les nouveaux règlements.

Pour Vettel, le temps presse

Mais les coups de gueule répétés de celui qui a dominé la F1 quatre années durant, il a récemment estimé que les moteurs V6 étaient "de la merde", semble avoir moins d'écho dans les paddocks. La portée de son jugement se réduisant à mesure que Ricciardo enchaîne des performances plus convaincantes sur la même RB 10. Deuxième, puis disqualifié à Melbourne, le pilote australien a depuis fait mieux que Vettel à Sakhir (4e) et à Shanghai (4e).

Un état de fait qui agace l'Allemand, d'autant qu'il sait que désormais, le temps presse. Cinquième au classement général des pilotes, Vettel compte 46 points de retard sur le leader Nico Rosberg et 42 sur son dauphin Lewis Hamilton. Un retard qui paraît déjà presque insurmontable, d'autant que depuis 25 ans, jamais un pilote n'a été sacré champion du monde sans avoir remporté au moins un des quatre premiers GP de la saison. Pas sûr que cette année, Vettel ait les armes pour relever un tel défi.


 

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